Bienheureux Noël Tenaud, le 27 avril

Bienheureux Noël Tenaud, le 27 avril

Les saints du diocèse de luçon

 Bienheureux Noël Tenaud,

Fêté le 27 avril, martyr du Laos.

Bienheureux Noël Tenaud

Le 27 avril, nous fêtons le bienheureux Noël Tenaud, prêtre des MEP (Missions Etrangères de Paris) né en Vendée en 1904 et décédé au Laos le 27 avril 1961.

Reconnu martyr par l’Église en 2015, il a été béatifié le 11 décembre 2016 avec seize martyrs du Laos, dont dix Français.

Noël Tenaud est né le 11 novembre 1904 à Rocheservière. De 1924 à 1928 il est au Grand Séminaire diocésain, puis rejoint celui des Missions Étrangères de Paris. Ordonné prêtre le 29 juin 1931, il est envoyé à la « Mission du Laos », dont la partie principale est alors au Siam. Ses années comme curé à Kham Koem (Thaïlande) ont laissé un souvenir vivant.

 

La guerre franco-siamoise (1939-1940) l’amène au Laos proprement dit. À partir de 1944, il est curé de Pong Kiou (Khammouane) et rayonne dans toute la région. Son action, notamment au cours de divers épisodes belliqueux contre la tyrannie japonaise et la mainmise des troupes communistes, marque profondément les chrétientés de la minorité Sô. Il accepte aussi, dans les situations difficiles, des responsabilités de plus en plus lourdes dans l’organisation de la mission.

 

En 1959, le Père Tenaud accepte de quitter sa belle région pour l’arrière-pays de Savannakhet, où le travail de première évangélisation n’a pas encore commencé. Basé à Xépone, près de la frontière du Viêt Nam, avec son fidèle catéchiste Joseph Outhay, il prospecte les villages tout au long de la route qui monte de Savannakhet.

En avril 1961, les deux apôtres partent en tournée apostolique. On les avertit qu’une attaque nord-vietnamienne se prépare ; mais rien ne doit arrêter la Parole de Dieu. Le chemin du retour est coupé : ils sont pris au piège, arrêtés, interrogés et exécutés le 27 avril 1961 pour leur action missionnaire. Chez tous ceux qui l’ont connu, le souvenir du Père Noël Tenaud, de son œuvre missionnaire et du don suprême de sa vie, est resté très vivant.

 

Son compagnon de martyr, Joseph Outhay, était un homme expérimenté, mûri précocement par la vie, catéchiste apprécié de tous, chargé de la formation de jeunes catéchistes débutants. De son vivant, Outhay était déjà considéré comme un catéchiste héroïque. Après sa mort, sa renommée n’a fait que monter, jusqu’à aujourd’hui.

Pour aller plus loin : 
La messe d'action de grâce du 29 octobre 2017
Noël Tenaud

Saint Pierre-Henri Dorie, le 20 septembre

Saint Pierre-Henri Dorie, le 20 septembre

Les saints du diocèse de luçon

 Saint Pierre – Henri Dorie,

Fêté le 20 septembre

Louis Beaulieu.

Prêtre et martyr – Fêté le 20 septembre

Né au village du Port, à Saint-Hilaire-de-Talmont (aujourd’hui Talmont-Saint-Hilaire), le 23 septembre 1839, Pierre-Henri Dorie fait ses premières études au petit séminaire des Sables d’Olonne dont les professeurs donnent de leur élève cette appréciation : « dispositions ordinaires, bon esprit, bon caractère, vocation presque certaine ». Il entre au grand séminaire de Luçon en octobre 1860, puis est admis au séminaire des Missions Etrangères de Paris, le 13 août 1862. Il y est ordonné prêtre le 21 mai 1864.

 Avec une très grande joie, il reçoit son affectation pour la Mission de Corée, terre interdite aux étrangers. Il y aborde en cachette, loin de Séoul, après un voyage long, épuisant et plein de dangers. C’était le 26 mai 1865. Peu après, il rencontre à Séoul le vicaire apostolique, Mgr Siméon Berneux, qui l’affecte au village de Son-Kol, où il passera les huit mois de sa courte vie de missionnaire.

 La plus sanglante persécution de Corée éclate alors où seront pris, torturés et décapités, avec de très nombreux Coréens, neuf sur douze des prêtres qui travaillent à ce moment en Corée. Pierre-Henri Dorie est arrêté à Son-Kol, le 23 février 1866. Emmené à Séoul, il sera décapité aux portes de la ville le 8 mars 1866, le même jour que Mgr Berneux et les pères Just de Bretonières et Louis Beaulieu.

 Béatifié à Rome le 6 octobre 1968, il est l’un des cent trois martyrs de Corée canonisés à Séoul le 6 mai 1984 par le pape Jean-Paul II, à l’occasion de la célébration du deux-centième anniversaire de la naissance de l’Eglise de Corée

Saint Pierre-Henri Dorie
Saint Pierre-Henri Dorie

Saint Pierre-Henri Dorie

Saint Pierre-Henri Dorie

Visite de la Maison Natale de St Henri Dorie

Rue Henri Dorie – Port de la Guittière – Talmont-St-Hilaire
Tél. : 02 51 96 00 06 / 02 51 20 77 39
Il faut réserver par téléphone, pour prendre rendez-vous pour une visite de la maison.
facade-maison-Dorie
Rez-de-chaussée de la maison, un modeste musée fait mémoire du saint vendéen
Partie grenier de l'étage
Plaque mémorial sur la façade de la maison
Pierre Dorie

Saint Venance Fortunat, le 15 décembre

Saint Venance Fortunat, le 15 décembre

Les saints du diocèse de luçon

Saint Venance Fortunat,

Fêté le 15 décembre

Vitrail de l'église de Beauvoir-sur-Mer

Évêque de Poitiers – Fêté le 15 décembre

L’homme de lettres connu sous le nom de Venance Fortunat est né en Italie, près de Trévise, vers l’année 530.

Attiré en Gaule par sa dévotion au grand saint Martin, il descend, après son pèlerinage à Tours, jusqu’à Poitiers où, vers 567, il se lie d’amitié avec Radegonde, la reine fondatrice du monastère de Sainte-Croix. Pour elle et ses moniales il écrit nombre de poèmes et à l’occasion de la translation à Poitiers d’un fragment important de la croix du Christ, des hymnes restées célèbres, en particulier le Vexilla Regis, que l’Eglise chante depuis quatorze siècles.

Ordonné prêtre à une date inconnue, il succède à l’évêque Platon comme premier pasteur de l’Eglise de Poitiers, et trouve cependant le temps d’écrire les Vies des saints Martin de Tours, Hilaire de Poitiers, Germain et Marcel de Paris, Aubin d’Angers, Paterne d’Avranche, Seurin de Bordeaux et, bien sûr, de sainte Radegonde.

Il compose aussi pour ses fidèles un commentaire du Pater et un autre du Symbole des apôtres, avant de rendre son âme à Dieu, dans les toutes premières années du VIIe siècle.

Vitrail situé dans l'église de Ste Radegonde-des-Noyers

Saint Goustan, le 27 novembre

Saint Goustan, le 27 novembre

Les saints du diocèse de luçon

Saint Goustan,

Fêté le 27 novembre

Vitrail de l'église de Beauvoir-sur-Mer

Moine – Fêté le 27 novembre

Le moine Félix, âgé de vingt-et-un ans, s’était retiré dans une île de l’Atlantique pour y mener la vie érémitique. Pendant son séjour, il eut l’occasion d’arracher à des pirates un certain Goustan, qui s’attacha à lui et probablement l’accompagna à Fleury-sur-Loire, où Félix passa quelques années pour s’initier à la vie bénédictine.

 

De retour en Bretagne, Félix s’occupa de la restauration de l’abbaye de Saint-Gildas-de-Ruys fondée au VIe siècle et saccagée par les normands ; il en devint abbé, et Goustan fut un de ses premiers moines.

 

Goustan mourut le 27 novembre de l’année 1040 à Beauvoir-sur-Mer, où son abbé l’avait envoyé pour les besoins du monastère : peut-être pour préparer une fondation. Dès sa mort, les moines de Noirmoutier voulurent conserver son corps et l’évêque de Poitiers dut intervenir pour les obliger à laisser l’abbé de Rhuys emmener la dépouille de son sujet.

 

Le corps de Goustan fut donc ramené dans l’abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys, où son sarcophage est encore aujourd’hui conservé.

Saint Sénoch, le 25 octobre

Saint Sénoch, le 25 octobre

Les saints du diocèse de luçon

Saint Sénoch,

Fêté le 25 octobre

Saint Philbert - 23 août

Prêtre – Fêté le 25 octobre

Sénoch est né au sein de la tribu barbare des Taifales, qui avait établie au Ve siècle une colonie dans la région de Tiffauges, Montaigu et Mortagne-sur-Sèvre.

Grégoire de Tours, qui l’a connu personnellement, raconte sa vie dans son livre de la Vie des Pères : « Il se convertit au Seigneur, devint clerc et se constitua un monastère : il trouva en effet en Touraine… un oratoire dans lequel, disait-on, notre grand saint Martin avait prié. Il l’aménagea avec soin, y dressa un autel, puis invita l’évêque. Vint le bienheureux Euphronius, qui consacra l’autel et conféra le diaconat à Sénoch. »

Ordonné prêtre quelques années plus tard, il s’enferma dans une cellule dont il sortit un jour « pour chercher et visiter des parents au pays poitevin dont nous avons parlé plus haut. Il en revint plein d’arrogance, ne cherchant à plaire qu’à lui seul. Nous lui en fîmes des reproches, et il entendit raison…

Comme il était âgé d’environ quarante ans, sous une petite poussée de fièvre il s’alita trois jours : on m’annonça qu’il allait mourir. Je me rendis en hâte à son chevet, mais je n’obtins pas un mot de lui tant il était fatigué : une heure plus tard il expirait. » C’était en 576.