Ils témoignent de leur foi

Témoignage de l’Abbé Michel Jousseaume,

originaire de la Merlatière, prêtre en Corrèze.

Abbé Michel Jousseaume

Abbé Michel Jousseaume, originaire de la Merlatière, prêtre en Corrèze.

Comment est née et a grandi votre vocation ?

Rien de bien extraordinaire. Je suis né dans une famille très chrétienne, et ma vie dans ma petite enfance s’est déroulée entre la famille, l’école primaire catholique et l’église, où très tôt j’ai été enfant de choeur.

C’est donc tout naturellement qu’est né mon désir d’être prêtre, et une fierté pour mes parents. Bien sûr, ensuite, ce fut le temps du séminaire, collège à Chavagnes-en-Paillers, lycée aux Herbiers, et le grand séminaire à Luçon, des lieux qui m’ont permis de faire mienne cette vocation qui me venait de mon environnement.

Comment vivez-vous votre mission de prêtre aujourd’hui en Corrèze ? 

J’ai été ordonné prêtre le 29 juin 1967. Après 7 années en Vendée, j’ai rejoint mon frère Louis dans le diocèse de Tulle. Et là, j’ai exercé mon ministère dans le monde rural à Objat et dans les alentours, d’abord comme vicaire, avec des aumôneries, collèges, Action catholique des enfants puis comme curé. Passer de la Vendée du début des années 1970 en Corrèze, ce n’était pas évident.

J’arrivais dans un pays qui me semblait très déchristianisé, avec peu de pratique religieuse. Mais en 45 ans, j’ai appris à aimer ces gens qui manifestent peu leur foi mais qui ont un vrai attachement à leur église. Depuis deux ans maintenant, je suis revenu à Objat, comme prêtre auxiliaire, et je goûte pleinement de n’avoir plus de grosses responsabilités, tout en étant encore actif.

Quels liens gardez-vous avec le diocèse de Luçon ?

Je suis toujours incardiné à Luçon, mais je n’ai pas beaucoup de liens avec mon diocèse d’origine, sinon par l’intermédiaire de ma famille, et parfois des prêtres de ma génération. En 45 ans, les liens qui se sont créés avec les prêtres du diocèse de Tulle, et avec des personnes depuis la région d’Objat jusqu’à Uzerche sont plus importants qu’avec la Vendée.

C’est là que j’ai choisi de rester et de vivre mon ministère.

Catholiques en Vendée n°179 – Septembre 2019

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