Pèlerinage pour les vocations : une 2e édition très réussie !

Pèlerinage pour les vocations : une 2e édition très réussie !

Saint Laurent sur Sèvre était au cœur de l’évènement organisé le dimanche 1er mai par les cinq diocèses des Pays de la Loire ! Le pèlerinage pour les vocations a rassemblé 1 700 fidèles pour une journée de marche, de prières, de réflexions, qui s’est conclue par la messe, dans l’action de grâce et la joie !

Pelerinage vocation 2022 (1)
Pelerinage vocation 2022 (2)

L’air est frais, le ciel légèrement voilé, et le bocage verdoyant, en ce premier jour de mai, offre un cadre propice à la marche et à la prière. Pour les Vendéens, le départ est donné à l’église de Treize Vents, et dès 9 h 30, la place de l’église s’anime. La joie des retrouvailles est palpable ! Familles, jeunes, scouts, religieuses, prêtres, séminaristes, Fratelli, toute la Vendée est bien représentée pour cette deuxième édition du pèlerinage pour les vocations dans l’Eglise. Reportée l’année dernière en raison de la crise sanitaire, elle était attendue par de nombreux fidèles !

Pierre, venu en famille avec son épouse et ses quatre enfants, était déjà présent en 2019 pour la première. Cette année, il n’a pas hésité à réserver ce dimanche pour marcher jusqu’à Saint Laurent. « Si les familles cathos ne prient pas pour les vocations, qui le fera ? », se demande-t-il. Après la bénédiction de Mgr Jacolin, les pèlerins au foulard blanc se mettent en route en chapitres, les diverses vocations étant mélangées dans les groupes. Chants à Marie alternent alors tout au long de la route avec la méditation du chapelet et les mystères glorieux, ainsi que les litanies du Christ-Prêtre.

Cette marche s’avère être une belle occasion de rencontres et de partages fraternels. Ainsi, une sœur de Matarà, nouvellement arrivée à Luçon et reconnaissable à son habit bleu, échange avec une jeune fille, pendant qu’un couple partage avec un des prêtres présents au cours de la marche.

Entre deux prières, les enfants s’égaient joyeusement sur les sentiers du bocage, et déjà au loin, la basilique de Saint Laurent sur Sèvre apparaît !

L’arrivée au lycée Saint Gab’ permet de retrouver les pèlerins des diocèses de Nantes, Laval, Angers et du Mans, partis de quatre villages différents pour rejoindre Saint Laurent. Sous le beau soleil, c’est l’heure de l’apéritif et du pique-nique, sur l’herbe du lycée, car « après l’effort, il y a toujours le réconfort ! », précise François en riant.

Préparé conjointement par les services des vocations des cinq diocèses, et soutenu par les évêques, ce pèlerinage a plusieurs objectifs : « Remercier les prêtres et les consacrés pour ce qu’ils sont, pour leur « oui » donné au Christ, mais aussi bien sûr prier le Seigneur pour qu’Il nous donne des prêtres. Enfin, confier et prier pour qu’il y ait toujours de saints couples et de saintes familles, qui seront le terreau pour faire éclore des vocations », explique l’abbé Jean-Marie Parrat, responsable du service des vocations dans le diocèse de Luçon.

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LA VOCATION NAÎT À L’INTÉRIEUR DE LA RELATION AVEC JÉSUS

Dans l’atelier animé par l’APPRR, l’association des parents de prêtres, religieux, religieuses, présente en Vendée, plusieurs témoignent : « Oui, bien souvent, l’annonce d’une vocation sacerdotale ou religieuse peut être un séisme pour une famille ! Cela change aussi notre regard sur la vie. Voir nos enfants s’engager à vivre la chasteté, l’obéissance, la pauvreté, cela nous bouscule ! Mais c’est aussi source de grandes joies pour toute la famille ».

Dans un autre atelier, consacré à la complémentarité des vocations entre les couples mariés et les consacrés, il est dit que « cette complémentarité est une belle manière de montrer le Christ au monde, dans la diversité des dons et des appels à Le suivre ».

Un peu plus loin, Sœur Jeanne-Elisabeth, de la Famille missionnaire de Notre-Dame, donne des clés pour aider les enfants à prier pour les vocations. « La prière des enfants est très puissante ! Pour les accompagner dans leur croissance spirituelle, il s’agit de les initier à l’intériorité, par exemple avec un temps d’adoration, la prière du chapelet, la participation régulière à l’eucharistie, avec des mots simples qu’ils peuvent prononcer à tout âge, comme « Jésus, je T’aime ».

« COMMENT SE PRÉSENTE LA QUESTION VOCATIONNELLE AUJOURD’HUI ? »

C’est le thème proposé pour la table ronde dans la basilique en milieu d’après-midi. Le Père David Dugué, en charge du service des vocations dans le diocèse de Laval, a ainsi souligné que « la disponibilité au Seigneur demeure le fondement de toute vie chrétienne […] Seigneur, que veux-Tu que je fasse pour Toi ? Chaque parent doit se poser cette question ».

Ne pas enfermer son enfant dans un projet mais le laisser libre de choisir et de répondre à l’appel que le Seigneur lui fait, que ce soit pour une vocation sacerdotale ou religieuse, ou celle du mariage : c’est la clé aujourd’hui. Dom Barbeau, bénédictin de Solesmes, ajoute : « Toute vocation a pour fondement l’Amour ! La vocation naît à l’intérieur de la relation de chacun de nous avec Jésus ».

« M’AIMES-TU ? »

Il est 16 h 30 : la messe, animée par la chorale Totus Tuus, commence dans la basilique, avec les fidèles des diocèses de Luçon et de Laval, les pèlerins de Nantes, Angers et Le Mans étant dans la chapelle de la Sagesse pour une messe célébrée simultanément par les évêques de ces trois diocèses.

Au cours de son homélie, Mgr Jacolin a invité les fidèles à s’interroger : « Comme Simon Pierre, entendu dans l’Evangile de ce jour, Jésus demande à chacun de nous de croire en Lui et de Le suivre. La vocation fondamentale de toute vie chrétienne passe par la réponse à cette question que le Seigneur nous pose : « M’aimes-tu ? ». L’Esprit Saint nous guide pour cela. Que cette journée nous aide à repartir avec plus de foi, d’espérance et de charité pour répondre ensemble à l’appel du Seigneur ! ».

Avant l’envoi, l’assemblée a prié particulièrement pour les séminaristes présents, « ils sont vos pasteurs de demain », a dit le Père Parrat avant d’inviter les fidèles à applaudir chaleureusement les prêtres pour leur ‘oui’ donné à Dieu.

Le rendez-vous est d’ores et déjà donné pour l’année prochaine, le 1er mai 2023, à Pontchâteau, en Loire-Atlantique, un autre lieu empreint de la spiritualité du Père de Montfort, avant l’édition de 2024, qui reviendra à Saint Laurent !

Anne Detter-Leveugle

Pelerinage vocation 2022 (7)

Photos du pèlerinage pour les vocations 2022

(Photos ©David Fugère)
Pelerinage vocation 2022 (7)
Pèlerinage vocation 2022
Mgr Jacolins
Mgr Jacolins
Pèlerinage vocation 2022
Pèlerinage vocation 2022
Pèlerinage vocation
école de prière 2022
Pèlerinage vocation 2022
Pèlerinage vocation 2022
école de prière 2022
Pèlerinage vocation 2022
Pèlerinage vocation 2022
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Pèlerinage vocation 2022
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Pèlerinage vocation 2022 (
Pèlerinage vocation 2022 (

Soutien aux Ukrainiens

Soutien aux Ukrainiens

Comment soutenir les Ukrainiens ?

L’Œuvre d’Orient, le Secours Catholique et l’Ordre de Malte suivent avec une grande inquiétude la situation de guerre en Ukraine et s’engagent auprès des populations victimes.

L’Œuvre d’Orient suit particulièrement la situation des communautés gréco-catholiques qu’elle soutient. L’organisme propose ainsi de se mobiliser de plusieurs manières :

L’Église invite ainsi à se mobiliser par la prière et le jeûne, meilleures réponses à l’escalade de la violence. Demain, mercredi des Cendres, les chrétiens sont invités à prier et à jeûner en particulier en communion avec tous ceux qui en Ukraine et en Russie aspirent à la paix, la vérité et la justice.

Un fond d’urgence est ouvert pour soutenir les familles ukrainiennes, par le biais des communautés gréco-catholiques. Vous pouvez le relayer, organiser des quêtes, ou adresser des dons par chèque à l’Œuvre d’Orient- 20 rue du Regard-75 006 Paris, en mentionnant le code Z14A – Soutien aux familles ukrainiennes.

Toutes les infos sur le site :

De son côté le Secours Catholique Caritas France lance un appel aux dons financiers pour venir en aide aux civils. Les déplacés et les réfugiés mais aussi les Ukrainiens restés sur place ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

« La situation sur place est très instable et le conflit touche toute la population. De nombreux civils ont besoin d’une aide humanitaire urgente.« , explique Benoît-Xavier Loridon, directeur de l’Action et du plaidoyer international au Secours Catholique-Caritas France. C’est pourquoi l’association lance un appel aux dons financiers.

Cet appel a une stratégie double : soutenir la Caritas Ukraine sur les besoins humanitaires causés par le conflit et, dans un même temps soutenir les Caritas frontalières face au flot de réfugiés subi.

Le réseau Caritas est uni face aux évènements qui touchent l’Ukraine. Il se mobilise pour assurer protection et aide humanitaire aux populations en souffrance. Depuis le début des hostilités, le Secours Catholique est en lien continu avec Caritas Europa et Caritas Internationalis pour participer à cette mobilisation de la façon la plus adaptée et efficace.

Toutes les infos sur le site :

L’Ordre de Malte possède des associations nationales (identiques à Ordre de Malte France), en Pologne, en Slovaquie et en Hongrie, ainsi qu’une structure mobile internationale, Malteser International.

Ces quatre structures sont mobilisées totalement pour accueillir les réfugiés ukrainiens. Après consultations, elles ont fait savoir qu’un soutien financier de notre part serait beaucoup plus efficient que des convois de vivres, vêtements…

La raison est double. D’une part elles réceptionnent déjà des stocks importants de produits (mais qui ne correspondent pas forcément aux besoins immédiats) et d’autre part, elles peuvent facilement trouver sur place les produits dont elles ont réellement besoin.

C’est la raison pour laquelle l’Ordre de Malte n’organisera aucune collecte de produits. En revanche, l’organisme vous propose des actions concrètes :

  • Une prière quotidienne pour nos frères ukrainiens et pour que cessent les combats.
  • Un appel aux dons par chèque (à l’ordre de : Ordre de Malte, envoyé pour la Vendée à M. Paul de Rugy – La Sylvinière – 97, rue de Bourgneuf – 85440 Poiroux) ou virement (IBAN : FR76 1551 9390 3000 0214 8180 173). N’oubliez pas de spécifier Ukraine afin que le don soit bien affecté à cette action. Vous recevrez un reçu fiscal.

Toutes les infos sur le site :

Un nouveau directeur à la DEC

Un nouveau directeur à la DEC

Nouveau directeur diocésain de l’Enseignement catholique dans le diocèse de Luçon

Monsieur Stéphane Nouvel, actuel directeur de l’Enseignement catholique des diocèses de Limoges et Tulle, deviendra le prochain directeur de l’Enseignement catholique de Vendée à partir de la rentrée de septembre 2022.

L’annonce a été faite le 21 février par Mgr Jacolin. Marié, père de famille, il est également secrétaire Général du CREC (Comité Régional Enseignement catholique) de Nouvelle-Aquitaine depuis juin 2019. Passé par Lille comme professeur des écoles puis chef d’établissement, il a rejoint la région parisienne (Vésinet) auprès des Apprentis d’Auteuil. Cette expérience s’est poursuivie dans les départements de la Savoie et du Rhône les années suivantes, avant d’arriver en Limousin comme directeur diocésain en 2018.

Il succèdera ainsi à Christophe Geffard, qui, à la fin de l’année scolaire, quitte la Vendée pour devenir directeur diocésain de l’Enseignement catholique du diocèse de Quimper et Léon.

Découvrez son interview sur RCF Vendée :

 

Le séminaire Saint-Jean en pleine restructuration

Le séminaire Saint-Jean en pleine restructuration

Le séminaire Saint-Jean en pleine restructuration

Depuis le mois de septembre 2020, le bâtiment du séminaire Saint-Jean, situé au 18 rue de la Gourmette à Nantes, est en cours de profonde restructuration : tout l’aménagement intérieur des trois étages sur la moitié du bâtiment est en train d’être entièrement refait. L’ensemble des travaux est prévu pour durer pratiquement deux ans. Une première tranche a été livrée à la fin du mois d’août 2021. La deuxième qui est en cours devrait se terminer en juin prochain.  Le séminaire Saint-Jean forme actuellement une quarantaine de jeunes hommes, dont 7 sont du diocèse de Luçon.

Pourquoi de tels travaux ? Plus qu’une simple restructuration du bâtiment, il s’agit de mettre en œuvre une profonde réforme de la formation des futurs prêtres des diocèses des Pays de la Loire. Cette réforme a été réfléchie depuis plusieurs années en rapport avec les nouvelles directives de la congrégation pour le Clergé qui est chargée de veiller sur la pédagogie de la formation dispensée dans les séminaires1.

  

Devant les changements de la société et l’évolution des profils des jeunes frappant à la porte du séminaire, il était nécessaire de penser leur formation à frais nouveaux. La formation repose toujours sur les mêmes quatre piliers : humain, spirituel, pastoral et intellectuel. Cependant une insistance particulière est introduite sur la dimension humaine de la formation car elle est le pivot sur lequel toutes les autres viennent s’appuyer : « Tout au long de la formation sacerdotale, on n’insistera jamais assez sur l’importance de la formation humaine. La sainteté d’un prêtre, en effet, dépend en grande partie de l’authenticité et de la maturité de l’humanité sur laquelle elle se greffe. »2   

Le réaménagement des espaces intérieurs a donc été réfléchi pour mettre en œuvre une nouvelle forme de vie communautaire : les séminaristes sont regroupés par petites fraternités de 6 dans lesquelles ils reçoivent un peu plus d’autonomie pour prendre en charge leur quotidien (cuisine, ménage, lessive, gestion d’un budget nourriture). Cela oblige chacun à s’impliquer personnellement dans une relation fraternelle concrète grâce à laquelle il peut apprendre à mieux se connaître et à travailler sur différentes aspérités de son tempérament ou de sa personnalité. La vie fraternelle est la meilleure école pour préparer de futurs pasteurs à vivre dans la fraternité avec les paroissiens vers lesquels ils seront envoyés. Cette nouvelle organisation n’en est qu’à ses balbutiements puisque les séminaristes n’en bénéficient que depuis la rentrée de septembre dernier. C’est une nouvelle aventure qui commence pour le séminaire Saint-Jean. 

Le réaménagement des espaces intérieurs a donc été réfléchi pour mettre en œuvre une nouvelle forme de vie communautaire : les séminaristes sont regroupés par petites fraternités de 6 dans lesquelles ils reçoivent un peu plus d’autonomie pour prendre en charge leur quotidien (cuisine, ménage, lessive, gestion d’un budget nourriture). Cela oblige chacun à s’impliquer personnellement dans une relation fraternelle concrète grâce à laquelle il peut apprendre à mieux se connaître et à travailler sur différentes aspérités de son tempérament ou de sa personnalité. La vie fraternelle est la meilleure école pour préparer de futurs pasteurs à vivre dans la fraternité avec les paroissiens vers lesquels ils seront envoyés. Cette nouvelle organisation n’en est qu’à ses balbutiements puisque les séminaristes n’en bénéficient que depuis la rentrée de septembre dernier. C’est une nouvelle aventure qui commence pour le séminaire Saint-Jean. 

Père Denis Bourget,  
Supérieur du séminaire Saint-Jean  

1 – La congrégation pour le clergé a promulgué ces nouvelles directives dans le document :

« Le Don de la vocation presbytérale » le 8 décembre 2016 (cf. ELA n°77 p. 19) 

2 – Le don de la vocation presbytérale n° 63 Dans le N° 77 de la revue d’Eglise en Loire Atlantique.

Xavier, séminariste du diocèse de Luçon en 2ème année, témoigne de cette nouvelle vie en fraternité

« J’ai vite adopté et appris à goûter, à sa juste valeur, cette organisation en petites fraternités. La mise en route du rythme s’est faite progressivement mais les locaux flambants neufs sont vraiment bien agencés et participent à l’adoption plutôt rapide de cette transformation. 

L’installation en fraternité permet de mieux dépasser l’écueil d’une certaine solitude qui peut nous saisir quand on est un membre d’une communauté d’une quarantaine de personnes. Le risque d’« isolement » est mieux combattu par cette mise en commun très régulière lors des repas que nous partageons en fraternité par exemple. Vivre à 5 ou 6 frères, en tant que petit « cénacle » au sein du grand séminaire, nous tourne plus facilement vers le frère qui partage la même salle à manger, la même buanderie, la même salle de travail… Cette nouvelle installation est donc à la fois plus exigeante mais plus belle aussi puisqu’elle nous rapproche davantage les uns des autres ».

Retrouvez la série vidéo présentant les travaux au séminaire Saint-Jean sur la chaîne You Tube du diocèse de Nantes

Fête de l’Immaculée Conception :  « Marie nous montre la source, le Cœur de Jésus »

Fête de l’Immaculée Conception : « Marie nous montre la source, le Cœur de Jésus »

« Le sanctuaire de Lourdes est un bijou de l’Eglise de France ! »

Dans le cadre de l’Année Mariale, à l’occasion des 150 ans du pèlerinage vendéen à Lourdes, le diocèse de Luçon a eu la joie d’accueillir le Père Horacio Brito, au moment de la fête de l’Immaculée Conception. Actuellement aumônier de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes, le Père Brito a rencontré, pendant plusieurs jours, de nombreux Vendéens, prêtres, diacres, religieux, acteurs engagés dans la pastorale, laïcs. Des temps d’échanges et d’enseignements passionnants pour approfondir le message de Lourdes à la lumière de l’Evangile.

Le père Horacio Brito s’adressant aux membres des services de la Maison du diocèse à La Roche-sur-Yon

Orateur hors pair, c’est avec un charmant accent argentin et beaucoup d’enthousiasme que le Père Horacio Brito a raconté les évènements de l’apparition de la Vierge Marie à la petite Bernadette. « Le sanctuaire de Lourdes est un bijou de l’Eglise de France ! », note en préambule le Père Horacio, développant ensuite les aspects missionnaires de ce lieu béni. « Cette piété populaire, qui fait venir tant de pèlerins du monde entier pour prier Marie, nous interpelle. Elle nous renvoie à l’expérience personnelle de chaque pèlerin avec Dieu ». Le sanctuaire de Lourdes est marial, mais c’est surtout le sanctuaire de l’Immaculée. « Que soy era Immaculada Councepciou », se présente ainsi la Vierge Marie à Bernadette le 25 mars 1858. « Lorsque Bernadette évoque ce nom que lui a dit la Vierge, elle ne parle pas d’un dogme. Elle parle d’une personne qui la regarde et qui l’aime », précise le Père Brito. « Lorsque Marie nous dit : « Je suis l’Immaculée Conception », elle révèle notre nature profonde et nous dit : « Je suis l’être en vérité, car j’appartiens au Christ, je fais toute chose nouvelle ».

« Lourdes est aussi le seul endroit où l’on vient pour trois ou quatre jours de pèlerinage, ce qui donne à ce lieu une vraie force missionnaire. Quelle joie pour vous en Vendée de fêter les 150 ans du pèlerinage de votre diocèse à Lourdes ! ». Mais Lourdes, ce sont aussi, bien sûr, les malades et les hospitaliers. « La personne malade arrive toujours avec une personne qui se met à son service. Là aussi, quelle belle dimension missionnaire ! », souligne le Père Brito.

« Le goût de la Bonne Nouvelle se vit à Lourdes »

Qu’est-ce qui fait que ce lieu attire chaque année des milliers de pèlerins ? « Chacun de nous peut s’identifier à Bernadette, car tous nous sommes des pauvres. Lourdes est d’abord une grâce, vécue avec des signes : l’eau, la lumière, l’autel, le rocher. Lorsque Bernadette contemple la Vierge, elle contemple le fruit le plus précieux de la Rédemption : Marie, la première rachetée dans l’histoire du Salut. D’une manière anticipée, la petite Bernadette contemple les prémices de notre humanité sauvée par Dieu, comme un avant-goût du Royaume de Dieu. Cela nous dit qu’au-delà de la souffrance, des épreuves, et Dieu sait que Bernadette en a connu, une autre réalité est possible. Le goût de la Bonne Nouvelle se vit à Lourdes ! ».

Née dans une famille très pauvre de Lourdes, Bernadette Soubirous est témoin de 18 apparitions de la Vierge Marie au cours de l’année 1858. La première fois, partie à Massabielle avec sa sœur et une amie chercher du bois pour se chauffer, elle sent un coup de vent qui l’entoure. « L’Esprit Saint est là ! Il rend possible la rencontre entre deux mondes, celui des hommes et celui de Dieu ». Une dame très belle, auréolée de lumière, lui sourit alors. Une fois la peur disparue, Bernadette récite son chapelet : « Avec Marie, elle fait ainsi mémoire de la vie du Christ. Aux pieds de la Croix, Marie est là, elle nous montre ce qui est le cœur de notre foi, « le kerygme ». Marie nous accompagne, elle est au service de l’Alliance ».

Le père Horacio Brito à la rencontre des prêtres du diocèse

Le père Horacio Brito lors de sa conférence donnée au grand public dans l’amphithéâtre de l’ICES.

La conférence est visible en replay sur la chaîne Youtube du diocèse.

Puiser à la Source

Comment la vie de Bernadette a-t-elle été transformée par cette rencontre ? « Il y a quatre fruits à noter suite à cette première apparition du 11 février 1858 :  bouleversée, elle ne manque cependant pas de venir aider sa sœur à remonter le bois : c’est la charité et le service. Elle témoigne auprès des siens de ce qu’elle a vu : c’est la dimension missionnaire. Puis, le soir, dans son cachot, elle se met en prière avec sa famille et pleure en récitant le « Je vous salue Marie », qui la renvoie à la rencontre du matin à la grotte. Elle passe ainsi d’une prière dite « par habitude » à une prière personnelle. Enfin, elle va rencontrer un prêtre et se confesse pour la première fois de sa vie. Elle a été touchée par cette lumière qui éclaire et lui permet de voir et dissiper les ténèbres. Elle trouve la lumière dans la vie ecclésiale et sacramentelle », indique le Père Brito. « Ainsi, Bernadette a fait le premier pèlerinage ! ».

Au cours des apparitions qui ont suivi, Bernadette fait trois gestes « car la Dame (lui) a demandé ». Elle se met à genoux et embrasse le sol immonde de la grotte, elle arrache les herbes et les mange et se barbouille le visage. Ces trois gestes rappellent l’abaissement du Christ, le péché vaincu, et le serviteur défiguré montant au calvaire. Ils désencombrent et libèrent la grotte, pour révéler un trésor immense. « Marie montre la source d’eau limpide qui jaillit, le Cœur de Jésus qui est la source de tout amour et de la miséricorde. De Son cœur, jaillissent du sang et de l’eau. C’est là le cœur de l’Eglise. La grotte, c’est chacun de nous, car tous nous sommes le temple de l’Esprit. La source est en nous, comme la charité est en nous et nous unit, nous invitant à vivre la communion ». Puis, quand Marie demande à Bernadette d’aller dire aux prêtres de lui faire ériger une chapelle, elle s’adresse aux ministres ordonnés de Son Fils. « Le ministre ordonné est au service du sacerdoce baptismal pour bâtir l’Eglise, par la Parole du Christ et Ses sacrements », souligne le Père Brito. « Elle se présente toujours comme la servante du Seigneur, en lien avec Son Fils, le serviteur des serviteurs ».

A la suite de la Vierge, au cours de cette Année Mariale, comme tout au long de son pèlerinage terrestre vers la Cité du Ciel, chacun est invité à vivre en union avec le Christ.

ADL