Don Christophe Granville, il témoigne de sa Foi

Don Christophe Granville, il témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Don Christophe Granville,

prêtre de la Communauté Saint Martin.

Don Christophe Granville

Don Christophe Granville, prêtre de la Communauté Saint Martin, dont les parents habitent à Auzay.

Comment est née et a grandi votre vocation ?

C’est dans un contexte très favorable familialement et scolairement que ma vocation est née. Aussi bien dans ma paroisse de Notre Dame des Sources que dans l’internat « l’Espérance », j’ai eu la joie de trouver des prêtres heureux et pleins de foi. Je pense au père Paul Geay et à l’abbé Denis Coiffet.

Leur ministère était remarquable. J’ai été particulièrement marqué par la proximité qu’ils avaient avec les gens. J’ai grandi avec ces « modèles », bien sûr différents dans le style, mais unis à l’Eglise et donnés à son service. J’ai gardé une disponibilité du cœur à l’appel et j’ai vraiment répondu à ma vocation au cours d’une messe lorsque j’avais 15 ans.

J’ai depuis toujours gardé ce premier « oui », très subjectif et enfoui dans une psychologie d’adolescent, comme l’événement clé de l’histoire de ma vocation. Puis la rentrée au séminaire et les étapes vers l’ordination ont rendu plus objectif cet appel du Christ à le suivre. 

Pourquoi avoir choisi d’entrer dans la Communauté Saint Martin ?

Lorsque j’ai rencontré la Communauté Saint Martin, j’y ai découvert la même joie d’être prêtre, mais aussi une autre dimension qui était nouvelle pour moi et qui m’a marqué : la vie communautaire. Cette vie commune reste présente après le séminaire.

Je suis aujourd’hui en ministère à Chinon dans le diocèse de Tours avec deux autres prêtres et un séminariste stagiaire.

Comment vivez-vous votre vocation aujourd’hui ?

La grâce de la vocation est un mystère qui est toujours présent dans mon cœur. Si elle est source de beaucoup de questions pendant la période de discernement, elle demeure bien sûr après et n’est pas éclipsée par la grâce de l’ordination ou le ministère. J’y trouve aujourd’hui une source d’action de grâce qui nourrit ma vie de prière en plus du ministère !

Catholiques en Vendée n°166 – Juin 2018

Mgr Hubert Barbier, il témoigne de sa Foi

Mgr Hubert Barbier, il témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage deMgr Hubert Barbier,

ordonné prêtre en 1955 et évêque en 1980.

Mgr Hubert Barbier

Mgr Hubert Barbier, ordonné prêtre en 1955 et évêque en 1980.

Pouvez-vous nous parler de votre milieu familial et scolaire ?

 

Issu d’une fratrie très solidaire, j’ai été porté par la foi de nos parents, sans ostentation, mais en vérité, par notre communauté locale animée par un ancien missionnaire diocésain et, au collège, par ma classe aux convictions diverses et mes professeurs, prêtres humanistes et témoins de la foi. Très tôt aussi, le scoutisme m’a guidé sur mon chemin.

Comment et dans quelles circonstances est née votre vocation de prêtre ?

Sans doute dans la ligne du scoutisme, son éducation au service. Après une première interrogation en 6e, vite oubliée et une recherche déjà aboutie d’orientation professionnelle, la pensée de me consacrer au Seigneur m’est revenue en force au cours d’une retraite de fin d’études pour notre classe.

Alors que je disais cette pensée à mon confesseur habituel, celui-ci m’a simplement répondu : tu ferais bien d’y penser.

Ce fut pour moi une confirmation inattendue et très forte tout à la fois. Je me suis lancé…

Comment avez-vous vécu cette vocation sacerdotale au cœur de votre ministère épiscopal ? Et aujourd’hui ?

Avec bonheur ! Ce qui ne veut pas dire : sans avoir eu à faire face à des difficultés. L’évêque a osé m’appeler dans ce que j’avais pensé écarter.

Il m’a jeté au cœur de la mission en pleine société. M’a fait devenir le peuple pour lequel et dans lequel j’étais donné, comme serviteur du ministère du Seigneur, de Sa passion et compassion, de Sa Parole, de Sa vie, de Son Esprit.

J’ai eu beaucoup de joie à vivre « chrétien avec vous, prêtre et évêque pour vous », avec ma responsabilité propre, mais en synodalité ecclésiale locale et en collégialité avec le pape et les évêques, dans l’humilité et la communion avec le seul grand Prêtre.

Catholiques en Vendée n°144 – Juin 2016

Abbé Robert Daviaud, il témoigne de sa Foi

Abbé Robert Daviaud, il témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de l’Abbé Robert Daviaud,

prêtre du diocèse de Luçon.

Abbé Robert Daviaud

Abbé Robert Daviaud, doyen de Montaigu, délégué épiscopal à la mission ouvrière et aux milieux populaires, aumônier diocésain de l’Action Catholique Ouvrière au moment de l’interview.

Comment est née votre vocation de prêtre ?

Du terreau chrétien de la Vendée des années 60. Mon milieu familial était porteur d’une foi vive et la possibilité qu’un enfant prenne le chemin du sacerdoce était vue comme un don de Dieu.

Un vicaire de la paroisse m’a posé la question de devenir prêtre. J’avais de l’attrait pour la personne de Jésus, je ressentais l’importance des célébrations liturgiques même si, enfant, un essai pour être servant d’autel s’était révélé peu concluant du fait de ma gaucherie !

Le souci missionnaire de faire connaître Dieu, surtout aux plus pauvres, fut déterminant. Des personnes m’ont permis d’avancer, des expériences aussi, comme celle d’un temps salarié en usine. Je dois beaucoup aux mouvements, notamment à une équipe de l’action catholique ouvrière de Fontenay le Comte.

Comment rester vibrant pour un engagement pris il y a 40 ans ?

Il est bien osé de répondre à cette question, tant il y a d’écart entre la grandeur de l’appel et les fragilités de celui qui essaie de se laisser guider par l’Esprit !

Ce qui est sûr c’est que des données  furent toujours présentes : la fidélité de Dieu dans son appel ; la grâce qu’il donne dans les traversées plus difficiles ; le sens des besoins de salut de la population ; la nécessité de contribuer en Eglise à la réussite de la Création. Dans un contexte d’abandon de la foi chrétienne, ma propre foi fut souvent interpellée.

Heureusement, le Seigneur a mis sur ma route l’expérience du Bienheureux Antoine Chevrier, qui est venu affermir mon attachement au Christ et aux personnes qu’il aime.

Comment décririez-vous le cœur de votre vocation sacerdotale ?

Pendant 22 ans m’a été confié un ministère de formation, de discernement et d’accompagnement auprès de séminaristes et de frères prêtres. Un verset de l’Evangile s’est imposé à moi« Moi je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent.

Et je donne ma vie pour mes brebis » (Jn 10, 14-15). Là se trouve le cœur de la vocation sacerdotale, dans l’imitation du bon pasteur. Avec mes capacités et mes limites, que l’Esprit Saint me donne le courage de la conversion et la joie de travailler à l’œuvre de Dieu !

Catholiques en Vendée n°147 – Octobre 2016

Abbé Marie-Joseph Seiller, il témoigne de sa Foi

Abbé Marie-Joseph Seiller, il témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de l’Abbé Marie-Joseph Seiller,

prêtre du diocèse de Luçon

Abbé Marie-Joseph Seiller

Abbé Marie-Joseph Seiller, directeur du centre spirituel diocésain L’Immaculée à Chaillé-les-Marais au moment de l’interview.

Comment et dans quelles circonstances est né votre désir de devenir prêtre ?

Chaque jour en famille nous disions : « Seigneur, envoie des ouvriers pour ta moisson ». Je servais souvent la messe, y compris en semaine, les fêtes étaient attendues et préparées… Cela créait une ambiance favorable.

Mais ce qui a été déterminant, c’est la vérité de la foi de mes parents à la mort d’un frère de 3 ans. J’en avais 10.

J’ai compris qu’avec la foi on pouvait traverser toutes les épreuves. Peu après j’ai choisi de m’orienter vers le sacerdoce, à Chavagnes, pour aider les familles à devenir croyantes en Dieu.

À vos yeux, qu’est-ce qui constitue le véritable cœur de votre sacerdoce?

L’essentiel du sacerdoce me semble contenu dans deux dimensions : Une passion pour le Christ.

J’ai très tôt été séduit par ses attitudes de miséricorde avec Pierre, la Samaritaine, la femme adultère, Marie-Madeleine. Il refuse le péché, mais il sauve le pécheur ! Il me demande d’être le ministre de cette miséricorde. L’Eucharistie, le sacrement du pardon, l’oraison ont transformé mon être. Et une passion pour les hommes.

Avec les prêtres de ma génération j’ai vécu une transformation fantastique et imprévisible du monde. Nous avons été là auprès de ceux qui s’éloignaient de l’Église, de ceux qui souffraient, accompagnant les évolutions comme nous pouvions.

Nous avons maintenu le signe d’une Eglise reliée au Christ et ouverte à ceux qui voulaient lui faire confiance.

Quel lien privilégié avez-vous avec la spiritualité de Charles de Foucauld ?

J’ai rencontré Charles de Foucauld tout de suite après mon ordination. C’était un grand chercheur de la volonté de Dieu dans des situations inédites. Il m’a aidé, en tant que prêtre de sa Fraternité, à être à la fois enraciné et innovant.

Son attachement à la Parole de Dieu et à l’Eucharistie est ma boussole. Il m’aide à mettre en pratique cette Parole dans le concret, pour la vie et la bonté.

Catholiques en Vendée n°146 – Septembre 2016

Abbé Aymeric Mehrkens, il témoigne de sa Foi

Abbé Aymeric Mehrkens, il témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de l’Abbé Aymeric Mehrkens,

prêtre de la fraternité Thomas Becket.

Abbé Aymeric Mehrkens

Abbé Aymeric Mehrkens, prêtre de la fraternité Thomas Becket, dont la maman habite la Bernadière.

Comment est née et a grandi votre vocation ?

Ma vocation a d’abord trouvé son terreau dans une famille chrétienne qui priait chaque soir Notre Dame du Sacerdoce. Il faut croire que c’est une prière efficace puisque mon grand-frère est également devenu prêtre !

J’ajoute deux autres facteurs déterminants : un scoutisme exigeant ainsi qu’un lycée (vendéen !) qui m’a permis de forger des amitiés très profondes qui m’ont aidé à me construire et m’aident encore aujourd’hui..

Pourquoi avoir choisi la Fraternité Saint Thomas Becket ?

Si j’ai choisi la Fraternité Saint Thomas Becket c’est parce que la vie communautaire qu’y menaient les séminaristes et prêtres que je connaissais était attirante parce que joyeuse et familiale. L’aspect ecclésial était aussi déterminant et je savais l’amour de l’Eglise et la bonne formation dont je serais nourri en y entrant.

Je rends grâce aujourd’hui au Seigneur pour m’avoir fait grandir avec elle dans ma vocation car j’en mesure les bienfaits chaque jour.

Comment vivez-vous aujourd’hui votre mission de prêtre ?

Je suis prêtre depuis 11 ans dont 9 à Bayonne où l’évêque a appelé notre communauté pour différents services, notamment auprès de la jeunesse, notre vocation principale. Nous sommes en charge également de la communauté qui célèbre dans la forme extraordinaire du rite romain et nous travaillons également au sein de la paroisse à tout ce qui en fait la vie, une vie dynamique.

L’essentiel de notre temps se partage entre le scoutisme, la prédication de retraites et l’organisation de camps et plus quotidiennement, outre les responsabilités diocésaines, c’est l’accompagnement spirituel des personnes qui nous occupe, ainsi que les salles de classe ou les cours de récréation des établissements scolaires dont sommes aumôniers.

L’activité apostolique n’est cependant que le prolongement de notre prière quotidienne, rythmée par le chant grégorien de l’office et de notre vie communautaire où nous trouvons notre équilibre humain. Gloire à Dieu qui confie une telle mission à de frêles hommes et tant de joie !

Catholiques en Vendée n°168 – Septembre 2018

Père Desmund Duruyeh, il témoigne de sa Foi

Père Desmund Duruyeh, il témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage du Père Desmund Duruyeh,

prêtre « fidei donum » dans le diocèse

Père Desmund Duruyeh

Père Desmund Duruyeh, prêtre « fidei donum » dans la paroisse Sainte Marie des Olonnes au moment de l’interview.

Comment présenter votre parcours ?

Depuis le 22 août 2017, je fais partie de l’équipe sacerdotale de la paroisse Sainte Marie des Olonnes, comme prêtre « fidei donum » pour trois ans. Je suis Ghanéen d’origine, de l’archidiocèse du Kumasi, deuxième capitale du Ghana.

C’est un pays anglophone de 28 millions d’habitants, entouré par quatre pays francophones (le Burkina Faso, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire). J’ai été ordonné prêtre le 21 juillet 2012.

Comment voyez-vous votre mission en France ?

Selon moi, une fois que le prêtre s’est engagé pour la mission, il devrait être prêt pour se rendre disponible partout où son évêque ou son supérieur l’envoie. En effet, tout bon prêtre est un missionnaire. L’Afrique a été évangélisée par les Européens.

A cette époque, ce n’était pas facile d’accepter une mission en Afrique. Ils se sont donnés pour que la flamme de la foi catholique illumine tout le continent africain. Si aujourd’hui l’Afrique est fière des nombreuses vocations des prêtres et religieux, c’est grâce aux missionnaires européens.

Nous leur sommes reconnaissants pour cela. Aujourd’hui, en France et en Europe en général, les vocations des prêtres et les vocations religieuses sont devenues de plus en plus rares. C’est dans cet esprit que de nombreux prêtres et religieux africains, dont je fais partie, se trouvent en France et en Europe pour partager ce que nous avons reçu.

Quel est votre quotidien dans la paroisse des Sables d’Olonne ?

J’ai reçu un accueil chaleureux aux Sables d’Olonne. J’ai trouvé que les esprits et les cœurs avaient été bien préparés pour que je sois à l’aise et aussi que je ressente la fraternité et la communion de l’Eglise universelle. En tant que prêtre, j’assure les messes, les célébrations des sacrements, les visites… J’accompagne aussi la pastorale des jeunes.

Mon élan missionnaire est basé sur les mots du Saint pape Jean-Paul II quand il a visité la France en 1980. « Je suis venu vous encourager dans la voie de l’Evangile, une voie étroite certes, mais la voie royale, sûre, éprouvée par des générations de chrétiens, enseignée par les saints et les bienheureux dont s’honore votre pays ».

Je suis très heureux et très optimiste : cette mission apportera des fruits qui demeureront toujours.

Témoignage paru dans la lettre « De nous à vous »,
du service de la mission universelle en décembre 2017

Catholiques en Vendée n°162 – Février 2018