Sœur Marie-Elie, elle témoigne de sa Foi

Sœur Marie-Elie, elle témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Sœur Marie-Elie,

de la communauté des Béatitudes, du Relais Pascal aux Sables d’Olonne.

Marie-Elie

Sœur Marie-Elie, de la communauté des Béatitudes, du Relais Pascal aux Sables d’Olonne.

 

Comment est née et a grandi votre vocation religieuse ?

 

Les premiers germes de ma vocation sont dans ma famille malouine. Parler de Dieu, commenter l’homélie du dimanche, fêter nos saints patrons, accueillir des prêtres à notre table, participer à des pèlerinages… Mes 5 frères et mes deux soeurs avons vécu dans un « quotidien divin » mené avec ferveur par nos parents.

Ma première communion fut l’événement fondateur de ma vocation. Lors d’une Messe de minuit de Noel, mon cœur d’enfant, reçu une illumination. Jésus se livrant totalement à moi je me livrerais totalement à lui. J’ai su que j’allais être consacrée.

L’adolescence a été difficile mais c’est pendant mes études d’histoire que le Bon Dieu est venu me rattraper. Un groupe de jeunes de Vincennes et l’école jeunesse lumière y ont contribué. C’est une histoire pleine de rebondissement qui a permis que ce germe vocationnel arrive à maturité et s’incarne.

Pourquoi avoir choisi d’entrer dans la Communauté des Béatitudes ?

 

Ce fut un coup de foudre. Au bout de 15 jours de présence dans une maison de la Communauté, j’ai demandé à être stagiaire et les responsables ont dit oui.

Le Seigneur m’a fait comprendre que je devais faire le pas et m’engager sinon, j’allais rater ma vie.

 

 Comment vivez-vous votre vocation aujourd’hui ?

 

Cela va faire bientôt 30 ans que je vis au sein de la Communauté des Béatitudes. J’ai vu beaucoup de changements et même des crises profondes et douloureuses. J’essaye de rester fidèle à celui qui m’a appelé (il y a fort longtemps !) dans la prière, les offices liturgiques, la vie quotidienne.

Je sais que c’est le Christ qui me rend épouse… Il s’agit de se laisser faire et même si cela n’est pas de tout repos, c’est source de grande joie !

 

 

Catholiques en Vendée  n°169 – Octobre 2018

Sœur Philomène, elle témoigne de sa Foi

Sœur Philomène, elle témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Sœur Philomène,

chanoinesse de la Mère de Dieu, dont les parents habitent au Poiré-sur-Vie.

Sœur Philomène

Sœur Philomène, chanoinesse de la Mère de Dieu, dont les parents habitent au Poiré-sur-Vie.

 

Comment est née et a grandi votre vocation religieuse ?

 

Déjà, vers l’âge de 12 ans, je pensais à la possibilité d’être appelée par le Seigneur. Mes parents nous ont habitués à la fréquentation des abbayes et monastères, ce qui est, à mon sens, l’un des meilleurs terrains pour que naisse une vocation !

En classe de terminale, lors d’un pèlerinage à Rome, j’ai eu soudain, dans la Basilique St Paul-Hors-les-Murs, la certitude que le Seigneur me voulait pour lui. Pourtant, les trois années qui ont suivi ont été marquées par une certaine lutte intérieure avec ma vocation.

L’idée d’avoir à me retirer un jour dans un monastère contrastait fort avec les horizons variés de ma vie d’étudiante. Jusqu’au jour où j’ai compris que je ne pouvais pas « jouer » avec cet appel : c’était une question de bonheur !

Pourquoi avoir choisi d’entrer dans la congrégation des chanoinesses de la Mère de Dieu ?

 

Ma famille connaissait bien les Chanoines et les Chanoinesses de la Mère de Dieu. Mais jamais je n’avais pensé à entrer dans cette Famille religieuse. Or, cette année-là, en 2001, ce fut une évidence : c’est là que Dieu m‘attendait.

J’ai été conquise par l’harmonie de la vie canoniale selon saint Augustin, cet équilibre entre vie de prière (avec de belles liturgies), vie communautaire et apostolats variés.

La charité qui unit les Sœurs m’a aussi touchée, ainsi que la présence de la Vierge Marie. Ma joie profonde fut le signe que je ne me trompais pas.

 

 Comment vivez-vous votre vocation aujourd’hui ?

 

Cette joie, 17 ans plus tard, je peux témoigner qu’elle ne m’a pas quittée, même dans les moments d’épreuve ! Je fais quotidiennement l’expérience que, quand Dieu appelle, ce n’est pas un piège : c’est un cadeau, un don qui contient en lui à la fois de quoi combler l’attente d’un cœur humain et à la fois de quoi rejaillir sur les autres en source vive.

Evidemment, cela ne se fait pas sans la croix ! Mais la croix, avec Jésus, rime avec Joie : la vraie, celle qui ne déçoit pas !

 

 

Catholiques en Vendée n°150 – Janvier 2017

Sœur Marie-Vianney, elle témoigne de sa Foi

Sœur Marie-Vianney, elle témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Sœur Marie-Vianney, Servante des Pauvres, dont les parents habitent au Poiré-sur-Vie

Marie-Vianney

Sœur Marie-Vianney, Servante des Pauvres, dont les parents habitent au Poiré-sur-Vie.

 

Comment est née et a grandi votre vocation religieuse ?

 

Mon rêve d’enfant était de me marier et d’avoir une famille nombreuse ! C’est seulement vers l’âge de 20 ans qu’est née en moi cette question : « Dieu ne voudrait-il pas que je lui donne ma vie ? ».

 Pour tenter d’y répondre, je participais à des week-ends de formation chrétienne organisés par les Servantes des Pauvres. Mais la question restait en suspens et aucune certitude intérieure n’apparaissait. Pendant deux ans, je ne pensais plus à la vocation religieuse et m’orientais vers le mariage…

La messe quotidienne me laissait malgré tout ouverte à la volonté de Dieu. Cela m’aida alors à comprendre et à accueillir l’appel de Dieu à devenir Servante des Pauvres.

Pourquoi avoir choisi cette communauté à Angers ?

 

C’est une très grande grâce que j’ai eue de recevoir l’appel avec la communauté religieuse : une certitude intérieure s’imposait à moi : être servante des Pauvres ou rien !

Le désir profond qui était en moi de me donner pour les plus petits, les plus pauvres dans une vie religieuse bénédictine a été aussi déterminant pour répondre à l’appel de Dieu. Je suis entrée dans la communauté à la fin de l’été 2009 et j’ai prononcé mes premiers vœux en juin 2012.

 

 Comment vivez-vous votre vocation aujourd’hui ?

 

Je me prépare à prononcer mes vœux perpétuels le 8 juin prochain. Contemplation et action sont intimement liées dans mon quotidien. Le service des Pauvres dans les soins à domicile ou auprès des enfants dans les patronages sont nos apostolats principaux. Je vis ma vocation comme une réponse de chaque instant à l’appel de Dieu.

La vocation ce n’est pas seulement une fois dans la vie, c’est à chaque instant que nous est donnée la grâce, la force de répondre à l’appel de Dieu, de nous ajuster à Sa volonté… volonté d’un Père aimant, miséricordieux qui nous apporte le vrai Bonheur, la vraie Joie et la vraie Paix !

Catholiques en Vendée n°165 – Mai 2018

Sœur Ruth Rousseau, elle témoigne de sa Foi

Sœur Ruth Rousseau, elle témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Sœur Ruth Rousseau,

de la communauté des sœurs missionnaires du Christ Rédempteur

Ruth Rousseau

Sœur  Ruth Rousseau, de la communauté des sœurs missionnaires du Christ Rédempteur.

 

Avez-vous discerné dans votre jeunesse une possibilité de vocation religieuse ?

 

Non, même si je suis issue d’une famille très ancrée dans la foi. J’ai grandi au contact du MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes) et du SMJ (Service Missionnaire des Jeunes). J’ai fait partie de l’aumônerie de mon lycée, aux Herbiers.

J’ai reçu les sacrements d’initiation. Lycéenne, je me suis rendue compte qu’être dans le service et dans le don de moi-même était source d’un grand bonheur.

J’aimais accompagner les autres. Toutefois, à l’époque, la vie consacrée n’était pas envisageable. Je voulais me marier et travailler dans le social.

Comment s’est manifesté votre désir d’engagement ?

 

A 19 ans, lors d’une retraite à la communauté des Béatitudes. J’ai vécu une expérience très forte avec Dieu, de paix, de douceur et de joie. J’ai alors eu besoin de m’enraciner en lui, en allant à la messe en semaine, en lisant la Parole.

L’année suivante j’ai suivi des week-ends de discernement. Ce fut un moment de bouleversement intérieur.

J’étais comme une maison dans laquelle j’aurais découvert une trappe donnant sur un sous-sol que je ne connaissais pas. En quelques mois j’ai mesuré l’amour immense et gratuit de Dieu. Je suis entrée aux Béatitudes à 20 ans, j’ai fait mes vœux définitifs huit ans plus tard.

 

Quelle est la particularité de la congrégation à laquelle vous appartenez aujourd’hui, les sœurs missionnaires du Christ Rédempteur ?

 

J’ai quitté les Béatitudes en 2010 pour connaître une vie davantage missionnaire, tournée vers les autres, notamment les jeunes, dans l’accompagnement spirituel et la formation.

Dans la louange, la prière et la musique aussi, car ce sont à mes yeux des moyens d’être près de Dieu dans l’instant présent. Je veux être ouverte au monde.

J’ai fondé avec une sœur cette communauté, que l’évêque de Nancy a accueillie. Il s’agit d’une société de vie apostolique, mêlant vie communautaire et souplesse structurelle pour favoriser l’élan missionnaire.

Nous voulons côtoyer l’autre dans toutes les dimensions de sa vie pour lui permettre de rencontrer le Christ Rédempteur.

Catholiques en Vendée n°150 – Janvier 2017

 

Sœur Marie-Véronique, elle témoigne de sa Foi

Sœur Marie-Véronique, elle témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Sœur Marie-Véronique, prieure du Carmel de la Fouchardière

Sœur Marie-Véronique

Sœur Marie-Véronique, prieure du Carmel de la Fouchardière à Chavagnes-en-Paillers, a rejoint avec plusieurs de ses sœurs, la communauté du Carmel de Luçon..

 

 

Comment avez-vous cheminé vers une vie consacrée à Dieu ?

Je distinguerai trois étapes dans mon cheminement. D’abord, l’enfance où élevée dans une famille chrétienne et scolarisée dans l’enseignement catholique, je « buvais » tout ce qu’on m’apprenait de la foi. J’étais très attirée par Dieu, par Marie, la messe, la prière…

Et c’est tout naturellement, que vers douze ans, j’ai pensé à me donner à Jésus. A surgi ensuite la crise de l’adolescence où, sans tout rejeter d’un bloc, la foi n’avait presque plus de place dans ma vie.

La troisième période a été celle du passage d’une foi reçue de mon milieu, à une foi librement choisie, celle d’une rencontre personnelle avec Jésus-Christ.

D’où vient votre vocation de carmélite ?

 

Au retour d’un premier pélé de printemps à Lourdes, j’ai commencé à m’engager dans l’Eglise, à redécouvrir la prière personnelle. A mesure que je m’attachais au Christ, j’ai perçu à nouveau son appel. La découverte du Carmel à ce moment-là a été en quelque sorte un coup de foudre.

Avec un groupe de jeunes, nous étions allés questionner des carmélites.

Ce qu’elles nous disaient de leur cheminement, de leur prière, de leur esprit missionnaire rejoignait mes désirs et mes aspirations les plus profondes. J’ai su alors que j’avais trouvé ma voie.

 

Comment être fidèle à une vocation si radicale ?

 

Notre fidélité trouve sa source dans la fidélité et la miséricorde de notre Dieu, dans un attachement à la personne du Christ aimé par-dessus-tout.

Cette relation personnelle avec le Christ se renouvelle chaque jour grâce aux sacrements, à la prière personnelle et communautaire et l’aide fraternelle de nos sœurs.

Catholiques en Vendée  n°143 – Mai 2016

 

Sœur Marie-Ismaël, elle témoigne de sa Foi

Sœur Marie-Ismaël, elle témoigne de sa Foi

  Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Soeur Marie-Ismaël, du monastère de la Visitation.

Marie-Ismaël

Sœur Marie-Ismaël, du monastère de la Visitation (La Roche-sur-Yon).

 

 

Dans quel environnement familial et pastoral avez-vous grandi ? Avez-vous discerné dès votre jeunesse une possibilité de vocation religieuse ?

 

J’ai grandi dans une famille chrétienne, non pratiquante. Dès l’âge de 10 ans, je participais à la chorale paroissiale.

J’aimais me retrouver avec les autres pour vivre ce temps pour le Seigneur. Quelques années plus tard, je considérais que ma vie était un don reçu, il me semblait qu’en retour, je pouvais accorder une heure au Seigneur pour rendre grâce et en même temps puiser la force nécessaire, pour me donner ensuite.

A-t-il été « facile » de répondre oui à l’appel reçu d’offrir toute votre vie à Dieu ?

 

Lors de la préparation à la Confirmation, à 20 ans, je ressentais l’appel, mais l’attrait pour le religieux était déjà présent.

Répondre “oui” au Seigneur était plus délicat. Il me fallait lâcher “un connu” pour aller vers “un inconnu”. Au terme d’un long cheminement cet appel semblait se préciser, au-delà de mes doutes.

 

Quelle est la particularité de la congrégation de la Visitation et pourquoi avez-vous choisi celle-ci ?

 

Notre particularité est de vivre en esprit de douceur et d’humilité, de simplicité, d’accueil de l’autre dans sa différence. Exigence pas toujours facile à vivre au jour le jour, mais combien enrichissante pour chacune lorsqu’elle est vécue.

Le choix de la Visitation s’est comme imposé à moi, je la connaissais de l’extérieur. En effet, je travaillais dans un monastère de la Visitation qui accueillait des sœurs malades et âgées. Et là, à leur contact, je percevais la beauté de leur don au quotidien, leur vie donnée jusqu’au bout me touchait beaucoup.

Invitation à suivre leur exemple.

Catholiques en Vendée n°152 – Mars 2017