Nos vies face à la mort

Nos vies face à la mort

La question de la fin de vie dans notre société 

Aide active à mourir ou aide active à vivre ? Comment comprendre l’euthanasie ? Quels regards porter sur cette évolution de notre société ?
Comment répondre aux besoins des personnes souffrantes ?

« La dignité humaine est inviolable et inaliénable, quelles que soient les fragilités vécues. Qu’il est magnifique de prendre soin avec douceur et compétence de telle sorte que les souffrances humaines soient apaisées ! »
Eglise catholique de France –

Alors que le Comité Consultatif National d’Ethique vient de publier son rapport dans lequel il valide la possibilité d’un accès légal à une assistance au suicide, nous nous demandons comment réagir en tant que chrétien. Aide active à mourir ou aide active à vivre ? Comment comprendre l’euthanasie ? Quels regards porter sur cette évolution de notre société ? Comment répondre aux besoins des personnes souffrantes ?

DOSSIERS

Le 16 novembre a été donnée une conférence par le
Pr. Xavier Ducrocq, suivit d’une table ronde avec 3 intervenants.

Malheureusement, contrairement à ce qui été prévu, à la suite d’un problème technique (absence de son), nous ne sommes pas dans la capacité de vous proposer la rediffusion de cette soirée.

 

« Comment comprendre que, quelques mois seulement après cette grande mobilisation nationale, soit donnée l’impression que la société ne verrait pas d’autre issue à l’épreuve de la fragilité ou de la fin de vie que l’aide active à mourir, qu’un suicide assisté ? », interrogent-ils.

« Nous avons des arguments de Foi pour dire notre choix d’être pour la vie jusqu’au bout […] et quand on ne peut rajouter des jours à la vie, rajouter de la vie aux jours« .

Conférence des évêques de France : « L’attente la plus profonde de tous n’est-elle pas l’aide active à vivre, plutôt que l’aide active à mourir ? »

A la demande du Saint Père le Pape François, le 14 juillet 2020, la congrégation pour la doctrine de la foi, après plusieurs années de réflexion,  a publié une lettre intitulée, « le bon samaritain » sur le soin des personnes en phases critiques et terminales de la vie.

VIDEOS

Colloque sur la fin de vie proposé par l’Espace Bonne Nouvelle à Rennes le mercredi 28 septembre 2022 en l’église Saint-Aubin de Rennes. Dr Claire Fourcade, Présidente nationale de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, répond aux questions de Patrice Moyon, journaliste à Ouest France.

Dr Jean-Marie Gomas est l’un des fondateurs du mouvement des soins palliatifs, ancien médecin généraliste, gériatre, ancien chef d’Unité de Soins Palliatifs à l’AP-HP. Il est également enseignant universitaire, auteur de plusieurs ouvrages dont le premier livre mondial sur les soins palliatifs à domicile, et expert co-rédacteur pour les tutelles et les instances politiques sur les questions de l’euthanasie, de la fin de vie et des soins palliatifs.

« Quand l’esprit d’équipe nous anime, besoin de chacun pour « garder le fil ». Dans un contexte actuel difficile pour les établissements de soins, nous avons mobilisé les compétences de chacun, sans faire abstraction des difficultés quotidiennes. Ce projet a renforcé la cohésion de notre équipe de soins palliatifs et permis à tous d’y trouver un sens, tant artistique que professionnel.« 

Colloque sur la fin de vie proposé par l’Espace Bonne Nouvelle à Rennes le mercredi 28 septembre 2022 en l’église Saint-Aubin de Rennes, animé par Patrice Moyon, journaliste à Ouest France.

FILMS

Pourquoi des bénévoles s’engagent pour accompagner des personnes de la fin de leur vie jusqu’à leur mort ? Le film regarde au-delà de la générosité de ces personnes, vers quelque chose de plus profond. Il interroge la place de la mort dans notre société et le rôle de la mort dans notre vie quotidienne. Accompagnée de ces personnes bénévoles, nous allons à la rencontre d’un prêtre aumônier, d’une médecin chef de service des soins palliatifs et de ses étudiants en médecine. Nous partageons leurs expériences, recueillons leurs paroles, et ne cessons tout au long d’interroger en filigrane la question fondamentale d’éthique sur la dignité en fin de vie et l’euthanasie.

UNE COPRODUCTION KTO/NOMADE PRODUCTIONS FILMS 2022 – Réalisée par Caroline Puig-Grenetier

En s’inscrivant dans la période particulière de la fin de l’existence, le réalisateur Frédéric Chaudier regarde, écoute, accompagne les patients, les bénévoles, les équipes soignantes de la maison médicalisée Jeanne Garnier, à l’heure où ces voyageurs particuliers qui séjournent dans l’établissement, sont appelés à s’éloigner. Simple, belle et humaine, cette odyssée est une expérience tour à tour tendre, poignante, drôle et émouvante.

Un film de 93 min., de Frédéric Chaudier plongé au coeur de l’unité de soins palliatifs de l’établissement Jeanne Garnier à Paris.

Amy  (Zoe Saldana), étudiante, rencontre un jour un chef en Italie, Lino (Eugenio Mastrandrea). Tombés amoureux, ils vont vivre ensemble à Los Angeles, aux Etats-Unis. Mais un jour, Lino apprend qu’il est atteint d’un cancer en phase terminale… Une bouleversante odyssée entre amour, chagrin, résilience et espoir par-delà les cultures et les continents. 

Avec : Zoe Saldaña,Eugenio Mastrandrea,Keith David
Créateurs : Attica Locke,Tembi Locke

PODCASTS

Euthanasie : les évêques réagissent

Euthanasie : les évêques réagissent

« Une aide active à vivre »

A la suite de la publication de l’avis du CCNE ouvrant la possibilité d’une évolution de la législation sur la question de l’euthanasie, les évêques de France réagissent.

Alors que le Comité Consultatif National d’Ethique vient de publier son rapport dans lequel il valide la possibilité d’un accès légal à une assistance au suicide, nous nous demandons comment réagir en tant que chrétien. La Conférence des évêques de France a réagit dans une tribune publié dans le journal Le Monde : « L’attente la plus profonde de tous n’est-elle pas l’aide active à vivre, plutôt que l’aide active à mourir ? »

De son côté, sur les ondes de RCF Vendée, le père François Bidaud, vicaire général du diocèse de Luçon, nous disait «  »Nous avons des arguments de Foi pour dire notre choix d’être pour la vie jusqu’au bout » et nous invitait à « entrer en dialogue avec nos contemporains sur la base de notre raison » 

Conférence des évêques de France : « A l’écoute de malades, de soignants, de familles, d’acteurs des soins palliatifs, nous percevons que le besoin essentiel du plus grand nombre est d’être considérés, respectés, aidés, accompagnés, non abandonnés. Leur souffrance doit être soulagée, mais leurs appels expriment aussi leur besoin de relation et de proximité. L’attente la plus profonde de tous n’est-elle pas l’aide active à vivre, plutôt que l’aide active à mourir ? »

« Durant la crise liée au Covid-19, notre société a fait de lourds sacrifices pour “sauver la vie”, en particulier des personnes les plus fragiles (…) », font valoir les évêques de France. « Comment comprendre que, quelques mois seulement après cette grande mobilisation nationale, soit donnée l’impression que la société ne verrait pas d’autre issue à l’épreuve de la fragilité ou de la fin de vie que l’aide active à mourir, qu’un suicide assisté ? », interrogent-ils.

L’Avis du CCNE jette du brouillard sur la réflexion. Il utilise le même mot « fraternité » pour qualifier à la fois l’aide active à mourir et l’accompagnement par les soins palliatifs. Mais comment appeler fraternel le geste qui donne la mort à son frère qui la demanderait ?

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, responsable du groupe de travail « bioéthique » au sein de la Conférence des évêques de France

« Nous avons des arguments de Foi pour dire notre choix d’être pour la vie jusqu’au bout […] et quand on ne peut rajouter des jours à la vie, rajouter de la vie aux jours« . Sur RCF Vendée, le père François Bidaud nous invite à faire appel à la conscience : « Qu’est-ce que cela veut dire de demander à quelqu’un d’autre de donner la mort ?« 

Bioéthique : chacun est renvoyé à sa liberté et à sa responsabilité

Bioéthique : chacun est renvoyé à sa liberté et à sa responsabilité

Si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien !

Le socle de la « bioéthique à la française » dont notre pays était si fier est gommé : la dignité propre à tout être humain – petit et grand – n’est plus le point focal.

La loi de révision des lois de bioéthique vient d’être votée par l’Assemblée nationale. Malgré plusieurs années de débats, une logique s’est imposée qui fait de la dignité de l’être humain une valeur à géométrie variable. Le « large consensus » voulu par le Président de la République n’existe pas et l’on voit triompher une volonté idéologique malgré de nombreuses alertes – parfois de simple bons sens- exprimées par nos concitoyens.

Le socle de la « bioéthique à la française » dont notre pays était si fier est gommé : la dignité propre à tout être humain – petit et grand – n’est plus le point focal.

Face à cette loi, les évêques de France continuent de manifester une grande inquiétude et adressent un appel.

Maintenant que la loi de notre pays autorise de nouvelles transgressions, il importe plus que jamais que chacun trouve les moyens de la vigilance et d’un discernement personnel afin de faire ses choix en pleine conscience de ses conséquences éthiques.

La satisfaction d’un besoin -même légitime-, le principe d’égalité, les besoins de la recherche scientifique, la peur du handicap ne peuvent justifier qu’on traite l’être humain comme un matériau manipulable et éliminable.

Si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien. Ce nouveau cadre législatif fait sauter de nouvelles digues éthiques et renvoie chacun, plus que jamais, à sa responsabilité personnelle.

 

+ Mgr Éric de Moulins-Beaufort 
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France

Loi bioéthique : l’heure de la responsabilité a sonné

Loi bioéthique : l’heure de la responsabilité a sonné

La dignité humaine serait-elle à la merci des opinions des uns et des autres ?

Nul d’entre nous n’a inventé l’Homme. Chacun de nous a mission de le recevoir tel qu’il est avec sa beauté et sa complexité, en se laissant toucher au plus intime de lui-même par l’éclat de cette dignité.

Le 24 juin dernier, le Sénat a refusé de s’exprimer sur le projet de loi de bioéthique sorti de l’Assemblée en troisième lecture. De façon claire, ce refus manifeste que deux manières de considérer l’être humain et sa dignité sont irréconciliables. De façon inédite, le « large consensus » voulu par le Président de la République n’existe pas. Cet échec est d’autant plus grave que la loi de bioéthique n’est pas une loi comme les autres, puisqu’elle concerne la conception qu’on se fait de la dignité humaine et du respect que celle-ci engage chez tous.

Comment avancer maintenant ? Comment ne pas trembler en se prononçant pour ou contre cette loi car il y va en vérité d’une certaine conception de la dignité chez tout être humain, du plus petit au plus grand d’entre eux ? La dignité humaine serait-elle à la merci des opinions des uns et des autres ? Serait-elle à géométrie variable ?

Il est urgent de tirer les conséquences de cet échec qui blesse notre démocratie. Seul un moratoire qui donne du temps pour réfléchir collectivement en écoutant et en pesant les arguments des uns et des autres peut permettre l’émergence d’une pensée commune sur la dignité humaine, inséparable de la fraternité qui nous relie les uns aux autres car nous saurons ensemble que le plus petit comme le plus grand, le plus fragile comme le plus solide ont la même dignité du fait même qu’ils sont des êtres humains. Tel est le socle indispensable qui refondera notre pacte social et notre capacité de vivre ensemble dans notre nouvelle société gorgée de techniques et grevée par le « virus de l’individualisme » (Pape François).

Nul d’entre nous n’a inventé l’Homme. Chacun de nous a mission de le recevoir tel qu’il est avec sa beauté et sa complexité, en se laissant toucher au plus intime de lui-même par l’éclat de cette dignité. L’expérience auprès des plus fragilisés, l’art, la raison, la science et la religion projettent ensemble, chacun à sa manière, une vive lumière sur cette dignité. C’est à l’édification d’une société hospitalière de cette dignité que nous sommes tous appelés. Cette hospitalité se vérifie toujours par le respect effectif envers les plus vulnérables et les plus petits d’entre nous ainsi que par la solidarité mise en œuvre en leur faveur.

+ Mgr Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes
Responsable du Groupe Bioéthique de la CEF

Bioéthique aveuglée : Mgr Jacolin réagit sur RCF Vendée

Bioéthique aveuglée : Mgr Jacolin réagit sur RCF Vendée

Bioéthique aveuglée : Mgr Jacolin réagit sur RCF Vendée

A l’heure d’une épidémie qui continue, notre évêque sur RCF Vendée nous appelle à faire confiance à ceux qui nous gouvernent mais aussi à leur dire aussi ce qui ne va pas, notamment en matière législative.

Dans le viseur des évêques de France en ce moment : l’examen bientôt en seconde lecture de la loi de bioéthique au Sénat, l’élargissement de l’avortement à 14 semaines et même la possibilité d’avorter jusqu’à la veille de la naissance, mais aussi le projet de loi sur le séparatisme qui mettrait à mal l’instruction à la maison ou encore le caractère propre de l’Enseignement catholique. « Il faut mener un combat spirituel et aussi se manifester » enjoint notre évêque.

Mgr Jacolin essaye de nous faire aussi réfléchir sur les chiffres : « il y a cinq fois plus d’enfants avortés dans le monde que de victimes du Covid » [NDLR : au 01/02/2021 il y avait 2 227 900 morts liés Covid recensés depuis le début de la pandémie pour plus de 40 millions d’avortements en 2020 soit 18,8 fois plus et non 5 fois plus]. 

PODCAST : Eglise et bioéthique

PODCAST : Eglise et bioéthique

PODCAST : Eglise et bioéthique

Tout ce qui est techniquement possible est-il recevable du point de vue éthique ?  Comment protéger l’Homme en comprenant qu’il n’est pas un bien que l’on transforme ? Quel monde édifions-nous ? Aussi bien pour nous que pour les générations à venir ? Les questions soulevées par la révision des lois de bioéthique sont complexes.

Face à ces enjeux, la Conférence des évêques de France entend contribuer au débat. Elle propose, avec une série de podcast, une réflexion simple qui repose sur les principes fondamentaux de la préservation de la dignité humaine et qui invite chacun, à un discernement personnel et engagé.

Retrouvez ci-dessous la liste des épisodes :

 

  • Assistance médicale à la procréation ou AMP

Ouvrir l’assistance médicale à la procréation aux femmes seules ou aux couples de femmes, c’est instituer un droit à l’enfant au détriment des droits de l’enfant. C’est priver un enfant de père. C’est encourager la marchandisation des spermatozoïdes. C’est encourager, à terme, l’autorisation de la gestation pour autrui. 

➡ Pour aller plus loin : la fiche

  • Don de gamètes

Comme pour le don de sang ou d’organes, le principe de l’anonymat est appliqué au don de gamètes, les cellules reproductrices des humains. Pourtant, ce don a une vocation spécifique et unique : la procréation d’un nouvel être humain.

➡ Pour aller plus loin : la fiche

  • Gestation pour autrui

Les enjeux de la légalisation de la gestation pour autrui sont colossaux : abandon de l’enfant par la femme qui l’a porté, éclatement de la filiation… Mais aussi marchandisation du corps de la femme (notamment des plus pauvres) et restriction de ses libertés, encouragement du trafic procréatif transformant l’enfant en objet de vente.

➡ Pour aller plus loin : la fiche

  • Recherche sur l’embryon : l’humain devient un cobaye ?

L’embryon humain n’est pas un simple « matériel biologique » que l’on pourrait instrumentaliser pour alimenter la recherche et les progrès de la médecine. Il n’a pas besoin de « projet parental » pour exister à part entière et être respecté comme une personne. Depuis 30 ans, des « exceptions » au respect de l’embryon humain sont acceptées en vue de pouvoir effectuer des recherches.

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  • Intelligence artificielle : face à l’algorithme choisissons l’humain !

L’intelligence artificielle nous rend déjà la vie plus simple dans bien des domaines, mais elle peut aussi terriblement la contraindre si elle n’est pas encadrée. C’est pourquoi une vigilance est nécessaire afin que l’humain ne soit pas asservi aux machines. 


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  • Biologique et psychisme : l’homme n’est pas que du biologique

ll est scientifiquement prouvé que le psychisme et le vécu peuvent provoquer des réactions biologiques. Les domaines du biologique et du psychique sont en relation réciproque. Si la biotechnologie n’intègre pas cette dimension, elle passe alors à côté de la complexité de l’homme et risquent de le réduire à un objet productif.


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  • Thérapie génique germinale : des enfants génétiquement modifiés ?

La thérapie génique germinale laisse entrevoir des avancées scientifiques et des progrès thérapeutiques, notamment pour corriger les maladies génétiques. Mais la modification génétique directe des cellules reproductrices reviendrait à faire naître un être humain « génétiquement modifié », cela aurait des conséquences qui sont aujourd’hui imprévisibles sur toute sa descendance.

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  • Big data : ne noyons pas la liberté sous les données.

L’utilisation des mégadonnées, les big data, comporte des risques d’intrusion dans la vie privée. Le bénéficiaire des données ne doit pas seulement être le marché mondial. La liberté de chacun doit être préservée par le respect de son consentement et la protection de ses données.

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  • Le don d’organe : marchandisation et nationalisation du corps humain

Les nombreuses attentes de greffes émeuvent. Mais elles ne peuvent dispenser de respecter la liberté du « don ». Quand l’élargissement du principe de « consentement présumé » ne respecte plus la volonté du « donneur » ni de ses proches, plus rien n’empêche alors les dérives commerciales.


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  • Euthanasie : sommes-nous faits pour donner la mort ou la vie ?

En légalisant l’euthanasie ou le suicide assisté, on remet en cause l’interdiction de donner la mort, ceci aux dépens de toute culture d’accompagnement de la fin de vie. Le développement des soins palliatifs et la prise en charge de la grande dépendance sont les vraies garanties du respect de l’humanité de la personne.


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