1er sept – 4 oct : le Temps pour la Création

1er sept – 4 oct : le Temps pour la Création

L’Oikos (foyer) de Dieu, notre maison commune

Le Temps pour la Création se prépare : comme chaque année, il aura lieu dans le monde entier du mercredi 1er septembre au lundi 4 octobre et le thème pour 2021 est « Une maison pour tous ? Renouvellement de l’Oikos de Dieu ». 

Depuis 2015 les catholiques, protestants, orthodoxes sont invités à vivre dans le monde entier un « Temps pour la Création ». Le lancement de cette initiative coïncide avec la parution de l’encyclique Laudato Si. « Le dicastère romain pour le service du développement humain intégral invite les catholiques à rejoindre cette initiative en faveur de la maison commune à travers de nombreux temps de prière et d’action« .

L’évènement se déroule du 1er septembre au 4 octobre avec chaque année un thème qui sert de fil rouge. Cette année, en 2021, a été choisi le thème « Une maison pour tous ? Renouvellement de l’Oikos de Dieu« . L’Oikos en grec ancien, signifie le foyer, la maisonnée. 

AGIR ET S’ENGAGER POUR LA CRÉATION

Cette initiative mondiale oecuménique est « un temps pensé pour renouveler notre relation avec notre Créateur et avec toute la création en célébrant, en changeant et en nous engageant ensemble à agir. » précise de le label Eglise Verte.

La maison commune, la Terre, est symboliquement représenté par la tente d’Abraham et de Sarah. Ceux-ci ont accueilli trois étrangers, qui se sont avérés être des anges (Genèse 18). Ce passage de la Bible nous invite à une hospitalité envers les humains et toutes les créatures dans notre maison commune, le foyer de Dieu.

Chaque paroisse est libre d’organiser un programme en lien avec ce thème.

Maison de Louis et Zélie Martin - CC BY-SA 3.0 Pierre-Yves Emile (1)

Pour une écologie respectueuse de l’Homme

Pour une écologie respectueuse de l’Homme

Une écologie respectueuse de l’Homme

A l’heure où l’urgence écologique se fait chaque jour grandissante, les évêques de France, réunis en assemblée plénière à Lourdes début novembre 2019, ont consacré presque deux jours à ce sujet. L’écologie intégrale, respectueuse de l’Homme, est revenue depuis dans chacune des assemblées plénières des évêques. 

POUR UNE ÉCOLOGIE INTÉGRALE

Pour l’Eglise, tant au plan national que diocésain, il s’agit de poursuivre le travail de réflexion commencé à Lourdes en 2019. Selon Mgr de Moulins-Beaufort, en attendant des décisions structurelles, deux axes se dégagent : un soutien au monde agricole, grâce notamment au rassemblement national « Terres d’espérance », (prévu en avril 2020 mais repoussé en raison de la crise du Covid 19) qui veut contribuer à un renouvellement de la vie du monde rural. Mais aussi un questionnement devant les défis du monde actuel. Comment servir la paix et la justice ? « D’où viendront les forces pour relancer un monde où tous pourraient vivre de manière juste ? », s’interroge Mgr de Moulins-Beaufort. « L’avènement du numérique ne suffit visiblement pas. Nous pouvons offrir des expériences de fraternité qui apportent plus de joie que toutes les richesses, nous le savons bien. Toute famille chrétienne, tout fidèle engagé dans sa paroisse ou dans un mouvement le sait bien. La transformation des rapports pastoraux que nous avons à vivre doit permettre de faire de cette expérience fraternelle le cœur de l’expérience chrétienne ». L’Eglise montre ainsi la voie et des fidèles s’engagent dans cet élan, comme par exemple avec le label « Eglise verte ».

Les évêques ont aussi fortement insisté sur l’écologie intégrale, respectueuse de l’Homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, gardien de la Création. Interrogé sur RCF Vendée sur cette notion, Mgr François Jacolin explique : « L’écologie intégrale concerne toutes les dimensions de l’univers mais aussi de l’humanité. C’est peut-être plus explicite de parler d’écologie humaine, c’est-à-dire que l’homme lui-même est impliqué, on n’est pas simplement en face de la nature pour la protéger, mais on est directement impliqué dans cette démarche écologique ».

HOMME ET NATURE : IL NE S’AGIT PAS D’OPPOSER LES DEUX

L’évêque de Luçon ajoute : « Il y a une certaine contradiction dans notre société qui est très sensible, au moins pour une grande part, à ces questions écologiques concernant le climat, les végétaux, les animaux, mais qui a du mal à intégrer ce que cela implique aussi pour l’homme. L’homme est fragile et on s’interdit des choses sur la nature ou sur les animaux, que l’on se permet sur l’homme. Je pense évidemment aux lois de bioéthiques qui permettent des manipulations que l’on s’interdit sur la nature. Mais l’homme fait partie de la nature et c’est là un sujet de contradiction. Il ne s’agit pas d’opposer les deux, mais justement de les intégrer. Le terme de l’écologie intégrale, la défense de la nature, de la planète, c’est aussi une certaine conception de l’homme et de la femme, pour le bien de l’humanité, pour le bien de toute la création. Ne pas dépasser une certaine limite dans la manipulation chimique de l’homme dans la manipulation de sa reproduction. Je crois que cela va justement contre une saine écologie, une écologie humaine, une écologie intégrale ».

Mgr de Moulins-Beaufort a aussi souligné les inquiétudes de l’Eglise sur les projets de bioéthique en France : « Au moment où l’on remet en question la technicisation de l’agriculture et même des transports, comment peut-on croire et pourquoi veut-on faire croire qu’il serait équivalent qu’un enfant soit conçu dans l’union corporelle d’un homme et d’une femme qui ont choisi de se donner l’un à l’autre et de créer un foyer où le monde est un peu apaisé ou dans une éprouvette, au prix d’opérations de haute technicité, toujours risquées et au prix de l’élargissement constant des conditions d’expérimentations sur des embryons qui sont des « petits d’hommes » ? ». Le président des évêques de France appelle de ses vœux une prise de conscience sur ces sujets liés à la vie« Peut-être l’émerveillement devant la nature et le respect des liaisons qui la constituent peuvent-ils être un chemin pour que nos contemporains découvrent la beauté de leur corps et de leur être et en acceptent les limites joyeusement, tout en les transcendant dans le service mutuel et la fraternité. L’écologie intégrale concerne l’être humain, à qui il est donné de voir le cosmos comme un tout afin qu’il en soit le gardien »

Anne Detter-Leveugle (Extraits du dossier de Catholiques en Vendée N°182 – Décembre 2019)

L’opportunité écologique avec la Foi

L’opportunité écologique avec la Foi

Voir l’opportunité écologique avec la Foi

Evoquant « une opportunité écologique », dans la suite de l’élan de « Laudato Si », les évêques invitent les chrétiens à s’engager pour vivre une écologie intégrale, respectueuse de l’homme et de la Création. 

UN APPEL À SE CONVERTIR

Regarder en face ce que l’on peut appeler la contrainte ou la menace écologique, mais la voir plutôt comme une « opportunité écologique ». C’est en ces termes que Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, a conclu l’assemblée plénière de novembre 2019. Un appel à se convertir, en gardant l’espérance au cœur. « Si le bouleversement de la conversion fait toujours un peu peur, il rend aussi joyeux, puisqu’il ne s’agit pas de se laisser aller vers la mort, mais vers une vie plus pleine en se laissant approcher davantage par le Seigneur qui vient et en allant vers lui d’un plus décidé ».

Le constat est grave aujourd’hui sur l’état de notre planète. Mais Mgr de Moulins-Beaufort le rappelle avec force : « Notre foi nous fait résister à l’idée d’un destin inéluctable. Nous savons la force de la liberté. Mais il y a de l’irréversible, nous ne pouvons pas nous voiler la face et nous avons le devoir d’aider les fidèles et tous ceux qui veulent bien nous écouter à regarder la réalité en face ». Ainsi, les différents intervenants, invités par les évêques, ont donné des pistes, « des chemins pour changer de mode de vie, de manière plus ou moins radicale, en nous assurant que le jeu en valait la chandelle, car ce changement ne nous permettrait pas seulement de survivre, il nous permettrait de vivre mieux, nous et des milliards d’autres avec nous », souligne le président de la CEF. « Il y a aujourd’hui une urgence à opérer des changements nécessaires aussi bien dans nos habitudes quotidiennes que dans les grandes orientations de nos sociétés ».

3 PISTES D’ACTION

Trois pistes, non exhaustives, ont ainsi été proposées par Mgr de Moulins-Beaufort pour aider chaque chrétien à avancer : essayer de vivre la sobriété, exigeante certes, et qui demande de la patience, mais qui s’avère aussi être source de joies. Avoir une consommation responsable, comme invitait le Pape Benoît XVI dans l’encyclique « Caritas in veritate », pour pouvoir « se dégager de la fascination pour la consommation facile de nos sociétés de surabondance ». Enfin, aspirer à une économie qui ne serait plus une économie de la quantité des produits mais de la qualité des liens. « Moins de biens, et plus de liens ! ».

VIVRE LA SOBRIÉTÉ

Pour Guillaume Veilhan, responsable de la pastorale des jeunes et de l’aumônerie de l’enseignement public dans le diocèse de Luçon, qui a participé avec Mgr Jacolin et Vincent Pipaud, un autre laïc, à une partie de l’assemblée plénière, il s’agit désormais d’envisager l’avenir avec confiance, en donnant aux jeunes générations toute leur place. « En tant que responsable des jeunes, j’ai vu ma participation à l’assemblée plénière comme un grand privilège et une chance ! Au cours des interventions ont été abordés deux axes : celui de l’écologie environnementale (liée à l’agriculture, l’agronomie…) et celui de l’écologie basée sur les relations humaines. Comment vivons-nous donc les relations à la planète et les relations aux autres ? Nous avons entendu à Lourdes qu’il y a quatre axes de relation : moi, les autres, la planète et Dieu »

Il poursuit : « Sur l’écologie environnementale, certes aujourd’hui, on entend souvent le discours défaitiste et noir sur l’état de notre planète. Cet état est réel, mais il ne faut pas oublier que des personnes s’investissent pour que cela change, et qu’il reste une part d’espérance, portée notamment par les jeunes générations. Nos modes de consommation aujourd’hui m’interpellent. Nous avons à réfléchir pour les faire évoluer vers une plus grande sobriété. Cette sobriété, nous sommes aussi appelés à la vivre dans nos relations humaines. Parfois, j’ai l’impression que l’on peut utiliser l’autre pour qu’il fasse quelque chose pour nous, sans l’accueillir comme il est. N’oublions pas que nous sommes aussi appelés à « être », et pas seulement à « faire ». Notre rôle de chrétiens est de travailler sur ce lien entre notre monde et Dieu, de porter cela dans la prière et aussi de nous interroger pour rendre accessible l’aspect écologique présent dans les Ecritures. Auprès des jeunes, c’est ce que je souhaite développer : les amener à cet éveil spirituel, à donner un sens aux choses, à « être » pour mieux « faire ».

De son côté, Vincent Pipaud, éleveur de vaches maraîchines et des chevaux de traits à Saint Hilaire-de-Riez, retient plusieurs éléments des échanges vécus à Lourdes : « Pour moi, la conversion écologique fait aussi partie de notre conversion de chrétien. Il s’agit de partager, agir avec sobriété, écrire de nouvelles relations, guidées par la fraternité et l’amour. Nous avons aussi à rappeler notre foi en l’amour de Dieu, cet amour infini qui nous donne confiance pour changer, se convertir à l’écologie. Bien sûr, il faut que grandisse notre conscience face à ces enjeux. Se former par nous-même, en petit groupe en paroisse et autres, étudier les textes d’Evangile, les écrits de nos saints et papes. C’est ainsi que nous devons réellement s’informer sur ces questions liées à nos vies. Enfin, laisser de la place dans sa tête et son cœur et prier ensemble ».

Anne Detter-Leveugle (Extraits du dossier de Catholiques en Vendée N°182 – Décembre 2019)

Ecologie intégrale, un chemin d’espérance

Ecologie intégrale, un chemin d’espérance

Ecologie intégrale, un chemin d’espérance

Apparu dans les années 1980, le concept d’écologie intégrale a été remis en avant voici quelques années par une jeune génération issue notamment de la Manif pour Tous et du mouvement des Veilleurs. Cela fait également suite à l’élan insufflé par « Laudato Si’ ». Les évêques invitent d’ailleurs les chrétiens à s’engager pour vivre une écologie intégrale, respectueuse de l’homme et de la Création. 

Rencontre avec Gaultier Bès, fondateur de la revue Limite

Directeur adjoint de la revue d’inspiration chrétienne Limite, Gaultier Bès était l’invité de l’ICES le 25 octobre 2016 pour une conférence intitulée : « L’écologie intégrale, manifeste pour un nouvel art de vivre ». Celui qui fut impliqué dans le mouvement des Veilleurs voici 3 ans estime que l’homme serait bien inspiré, face aux défis humains comme environnementaux, de refuser le fantasme de l’ « illimitation ».

LE REFUS PAR L’HOMME DE LA TOUTE-PUISSANCE : UN CHEMIN D’ESPÉRANCE

Apparu dans les années 1980, le concept d’écologie intégrale a été remis en avant voici 3 ans par une jeune génération issue notamment de la Manif pour Tous et du mouvement des Veilleurs. Il peut se définir comme une réflexion transversale sur la bonne intégration de l’homme dans son environnement. L’écologie intégrale prend en compte deux dimensions : la gestion de l’environnement naturel, c’est-à-dire des richesses de la planète et les questions anthropologiques, sociétales et bioéthiques. « C’est un projet global de société, concerné par la préservation de la nature et de la vie, par la lutte contre les inégalités économiques et sociales, ainsi que par la lutte contre les dérives des biotechnologies. »

GÉNÉRATION PAPE FRANÇOIS

Agé de 28 ans, Gaultier Bès est agrégé en Lettres modernes. Elevé dans une famille catholique, très attaché au scoutisme, il se passionne jeune pour la question écologique. Il souhaite repenser la perception du sujet. Les réflexions qu’il mène aboutissent en juin 2014 à la rédaction d’un court ouvrage intitulé : « Nos limites – pour une écologie intégrale », dans lequel il précise les contours de ce dernier terme. Hasard du calendrier, le pape sort quelques mois plus tard l’encyclique Laudato Si, « Sauvegarde de la maison commune ». Gaultier est alors sollicité par Paul Piccareta, diplômé en philosophie, qui est en train de monter une revue sur cette thématique. Le premier numéro de Limite paraît en septembre 2015.

« Nous incarnons la génération pape François, explique Gaultier. Nous reconnaissons que Dieu nous a institués gardiens de la Création et que nous avons le devoir d’être vigilants par rapport au sentiment de toute-puissance que cela peut engendrer. » Les exemples sont légion : déforestations, développement des OGM, baisse massive de la population d’espèces animales comme les oiseaux ou les abeilles. Mais aussi tentation de l’eugénisme, de la PMA abusive, de la GPA, du prolongement de l’âge de la vie…

« Le besoin d’avoir des réponses et le désir de repousser les limites font partie de la nature humaine. Mais attention à ne pas confondre l’un et l’autre. Vouloir il y a 5 siècles découvrir l’Amérique et désirer aujourd’hui coloniser la planète Mars sous prétexte que la terre est devenue inhabitable, désolé, ce n’est pas pareil ! »

SAGESSE INTÉGRALE ?

Les partisans du « toujours plus » évoquent le bien-être de leurs semblables. Pour essayer de discerner le vrai du faux, Gaultier Bès propose entre autres le critère économique. Qui et dans quelle proportion, tire un profit financier à tel ou tel « progrès » ? Multinationales de semences agricoles modifiées, fabricants de pesticides, laboratoires pharmaceutiques… Le bien-être recherché est-il commun ou mercantile ? Parfois ce peutêtre les deux… Lorsque la médecine souhaite que la durée de la vie soit prolongée sans fin, refuset- elle le principe de la condition mortelle de l’homme ? En généralisant l’amniocentèse pour les femmes enceintes, cherche-t-elle une perfection que la vie actuelle ne permet pas encore ?

« L’écologie intégrale s’approche au fond d’une sagesse du même ordre : puisqu’il n’est pas possible à l’homme de s’affranchir de la nature (environnementale ou humaine), celui-ci doit envisager d’intégrer cette nature à ses projets dans l’humilité du gestionnaire d’une fortune fragile. Ce n’est pas de l’utopie, même si cela va à l’encontre de ce que l’on nous présente comme allant de soi dans les discours sociétaux actuels. »

Propos recueillis par Christophe Butruille

Ecologie : le label « Eglise Verte »

Ecologie : le label « Eglise Verte »

Ecologie : le label « Eglise Verte »

A l’heure où l’urgence écologique se fait chaque jour grandissante, les évêques de France, réunis en assemblée plénière à Lourdes début novembre 2019, ont consacré presque deux jours à ce sujet. Evoquant « une opportunité écologique », dans la suite de l’élan de « Laudato Si’ », les évêques invitent les chrétiens à s’engager pour vivre une écologie intégrale, respectueuse de l’homme et de la Création.  Parmi ces engagements, le label « Eglise Verte ». 

3 QUESTIONS AU PÈRE OLIVIER BLÉNEAU

Le père Olivier Bléneau a fait le choix d’impliquer sa paroisse dans l’engagement écologique. Le label Eglise Verte était l’une des manières d’agir concrètement sur le terrain.  En 3 questions, il répond à nos questions sur ce label, le choix de cette démarche, les aspects concrets, etc.

Olivier Bléneau

POURQUOI AVOIR CHOISI DE PARTICIPER À CETTE DÉMARCHE « EGLISE VERTE » ?

Cela fait plusieurs années déjà que je suis sensible à la question écologique. Cette sensibilité influe sur ma manière de vivre au quotidien et de prendre des décisions au nom de la communauté dont je suis le pasteur. Cette préoccupation écologique fut renforcée par ma participation aux Semaines sociales de France de 2007 à Paris dont le thème était : « Vivre autrement pour un développement durable et solidaire ». L’encyclique du Pape François « Laudato Si’ » fut sans doute, pour moi, le déclic qui m’a permis de passer d’une préoccupation écologique personnelle à une certitude de devoir engager l’Église sur un chemin de changement. Je n’ai pas tout de suite adhéré à la démarche « Église Verte » en tant que telle, puisque, les deux paroisses n’ont reçu le label que le 7 novembre dernier. En revanche, j’ai utilisé les outils proposés par le site « Église verte » pratiquement dès sa création. Il semblait naturel d’entrer complètement dans cette démarche pour donner une visibilité à ce que nous vivions déjà.

COMMENT CONCRÈTEMENT LE VIVEZ-VOUS EN COMMUNAUTÉ ?

L’éco-diagnostic proposé par le label permet de guider la démarche de la communauté. L’intérêt est de mettre en œuvre tous les aspects de la conversion écologique, tant dans les domaines de la spiritualité que dans des aspects très concrets de la vie de la paroisse. Sans citer toutes les actions, voici quelques démarches importantes que nous avons vécues sur le doyenné de Talmont (puisque nous avançons avec les 4 paroisses du doyenné).

Une démarche du type « retraite dans la ville » fut proposée sur les 4 paroisses et tous les établissements catholiques d’enseignement. Un livret a aidé chacun à vivre une démarche spirituelle quotidienne, invitant à la conversion intérieure. Nous avons réservé une page du bulletin de doyenné à l’écologie, et nous avons doucement mais surement éliminé les produits chimiques d’entretien, diminué notre consommation de papier par 2, le budget énergie de la paroisse a baissé de 30%… Ce ne sont pas de grands gestes, mais quand il y a possibilité de faire un pas de plus, nous le faisons.

QUELLE EST LA PLACE DE L’ÉCOLOGIE HUMAINE, ÉCOLOGIE INTÉGRALE, DANS CETTE DÉMARCHE ?

Nous partons du principe que la Création est le lieu de la présence de Dieu. Cela fait partie de la mission du chrétien d’en prendre soin et de la contempler. Pour moi, et petit à petit, pour bon nombre de paroissiens la question de l’écologie intégrale est liée au projet même de Dieu. Nous l’oublions trop souvent, Dieu sauve toute sa création, pas seulement les êtres humains. Nous sommes associés au projet de Salut de Dieu, en veillant à retrouver l’harmonie entre Dieu et nous, entre nous et tous les Hommes, enfin entre nous et la Création tout entière.

Chaque fois que nous faisons un geste visant à sauver et protéger la création, et tous ceux qui l’habitent nous accomplissons notre vocation de baptisé. Quel meilleur moyen de rendre grâce à Dieu que de protéger et prendre soin de son cadeau pour l’humanité ?

Eglise Verte ou la conversion écologique en paroisse

« Eglise verte » est un réseau de communautés chrétiennes qui comprend actuellement plus de 300 communautés engagées en France. Depuis quelques mois, des catholiques des paroisses de la Roche-sur-Yon et des alentours, avec des membres de la communauté protestante Vendée Ouest, ont créé un groupe « Eglise verte » et se sont engagés dans cette démarche de conversion écologique. « Au nom de ce que nous croyons, nous souhaitons prendre conscience que nous sommes des co-créateurs et nous devons agir. Ainsi en protégeant la planète, nous prenons soin de nos frères en humanité et plus particulièrement des plus pauvres. Il y a la nécessité d’une démarche de conversion pour conserver, cultiver, protéger et transmettre la Création (en s’inspirant de « Laudato Si' ») », explique Thérèse Besse, l’une des participantes.

Pour Marc et Marie-Lise Laurent, membres de la communauté protestante, « cette démarche entraine une prise de conscience, une mobilisation concrète à tous les niveaux : chrétiens, paroisses, églises afin d’agir sur la protection de la terre et de toutes les vies humaines, animales et végétales qu’elle porte ». Plusieurs temps forts sont proposés avec des temps de prières autour de la Création, une conférence autour de « Laudato Si’ » et du label Eglise verte le 17 janvier 2020.

Pour en savoir plus sur le label, voir le site www.egliseverte.org