Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Frère Joseph Gauer,

Oblat de Saint Vincent-de-Paul à La Roche-sur-Yon.

Frère Joseph Gauer

Frère Joseph Gauer, Oblat de Saint Vincent-de-Paul à La Roche-sur-Yon.

 Dans quel environnement avez-vous grandi ? Avez-vous discerné dès votre jeunesse une possibilité de vocation religieuse ?

 

Cinquième enfant d’une famille de huit, j’ai été éduqué dans un milieu chrétien très fervent. Nourri à la fois par une vie de prière, un enseignement catéchétique complet et l’exemple de plusieurs communautés de prêtres et de religieux, j’ai appris dès l’enfance la nécessité de mettre Dieu au centre de ma vie.

Pourtant aucun de ces éléments fondamentaux n’a été déterminant pour ma vocation. Mon éducation m’avait préparé à y répondre en théorie, mais pas à la recevoir personnellement. Aussi, lorsqu’à l’âge de seize ans j’ai entendu cet appel mystérieux, face au tabernacle, ma surprise fut totale.

Je compris vite que le moment était venu d’appliquer dans un acte concret l’enseignement reçu. Mon « oui » fut le moyen de prouver mon amour pour Dieu. Ma rencontre avec les Oblats de Saint Vincent de Paul et avec leurs patronages n’eut lieu que plus tard.

En quoi consiste l’engagement en tant que frère chez les Oblats de St Vincent de Paul ?

L’œuvre principale des Oblats s’organise autour du patronage, structure pour l’éducation de la jeunesse et le soutien des familles pauvres.

Les Frères laïcs, dont je fais partie, sont appelés à en porter toute la direction matérielle : travail d’organisation mais surtout éducatif. Ainsi déchargé, et toujours en collaboration avec le Frère directeur, l’aumônier pourra se donner totalement au suivi spirituel des enfants et à l’enseignement de la foi.

Les éléments laïc et ecclésiastique se trouvent ainsi unis dans l’action pour le bien des âmes.

Comment décririez-vous votre engagement au quotidien ? Quel en est à vos yeux l’aspect le plus important ?

L’engagement des Oblats de Saint-Vincent-de-Paul réalise l’idéal de la vie religieuse. Ma vie au quotidien se centre donc sur la prière (office, oraison, messe, etc.) soutenue et fortifiée par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance dans une vie communautaire afin de vivre de la charité du Christ.

De cette charité rayonneront ensuite toutes les activités extérieures : aujourd’hui les études, plus tard l’apostolat direct auprès des jeunes, des malades, etc. La petite Thérèse résume très bien cette vie du religieux apostolique : « Aimer et faire aimer l’Amour ».

Catholiques en Vendée n°155 – Juin 2017

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