Ils témoignent de leur foi

Témoignage de Jean-Baptiste Roy,  étudiant au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris).

Jean-Baptiste Roy

Jean-Baptiste Roy, 31 ans, sj, a grandi en Vendée, principalement à Fougeré. Il est actuellement étudiant au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris).

 

Comment est née votre vocation ?

 

J’ai grandi au sein d’une famille très engagée dans la vie paroissiale où j’ai reçu le sens de la communauté chrétienne. J’ai aussi été façonné par le scoutisme ainsi que par les groupes « Foi et Lumière » et « Vive la vie » avec qui je suis parti aux JMJ de Cologne.

Le goût du service et l’attention aux plus petits sont la genèse de ma vocation religieuse. Mais, plus spécifiquement encore, je crois que ma vocation religieuse jésuite trouve ses racines dans le goût de la conversation.

Que ce soit avec le Père Gérard Pouzet (prêtre du diocèse de Luçon mort en 2010) qui a été très proche de ma famille ou avec Etienne Pépin, mon ami de toujours, j’ai aimé discuter de la foi, de l’Église, de la place du message chrétien dans notre société. Cela a creusé en moi le sens du questionnement et de la conviction, et une indéniable attitude d’espérance dans le monde.

Comment vivez-vous aujourd’hui votre vocation ?

 

Aujourd’hui, je vis ma vocation religieuse dans la simplicité des missions qui me sont confiées. La première est d’étudier la philosophie et la théologie, ce qui est essentiel pour me préparer à servir comme religieux et futur prêtre, mais aussi pour me donner les moyens d’approfondir ma propre relation à Dieu et au monde. En parallèle, j’ai l’occasion de visiter des personnes souffrantes ou encore de pratiquer l’accompagnement spirituel.

Ma vocation, je la vis aussi dans ma communauté où nous sommes 36 jésuites, avec pas moins de 12 nationalités différentes, de 24 à 86 ans. L’ordinaire de la vie nous rappelle que toute vocation se vit d’abord dans les petites choses. Enfin, la prière tient une place importante, elle m’aide particulièrement chaque soir à relire humblement ma journée sous le regard bienveillant de Dieu. Ma vocation s’épanouit à travers tout cela.

Comment voyez-vous votre mission aujourd’hui dans l’Église et dans le monde ?

La manière d’être jésuite se veut généreusement tournée vers le monde, toujours plus favorable à y trouver des germes d’espérance que des signes de malheurs. Je vois aujourd’hui nos missions en tant que jésuites, dans ce monde, comme habitées par le souci de la réconciliation.

Catholiques en Vendée n°163 – Mars 2018

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