Ce qui m’arrive, est-il écrit ?

Ce qui m’arrive, est-il écrit ?

Est-ce que Dieu a écrit toute notre vie ?

Dire que notre vie est écrite c’est nier la notion de liberté et par la même la responsabilité dans nos actes

QF Parrain Marraine

Si cela est écrit que l’on me montre le livre ! Dire que notre vie est écrite c’est nier la notion de liberté et par la même la responsabilité dans nos actes, en conséquence il faudrait fermer tous les tribunaux ! « Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes »[1]. L’homme par sa liberté dispose de lui-même afin de grandir dans la vérité et la bonté, or cette croissance vers le bien n’est pas automatique, n’est pas écrite, elle est libre choix.

En fait notre liberté est un bien réel très précieux qui se réduit avec l’exercice du mal. « Le choix de la désobéissance et du mal est un abus de la liberté et conduit à l’esclavage du pêché »[2]. Finalement avec l’exercice du mal, nous faisons l’expérience d’être esclave non d’une destinée qui serait écrite mais du péché : nous construisons ainsi notre prison et nos chaînes.  

« Par notre baptême, la Parole de Dieu n’est plus une loi extérieure, lettre morte qui s’impose à nous, mais une parole intérieure et vivante. »

Avec l’expression bien connue « la lettre tue », St Paul soulève le danger d’une parole qui ne serait pas parole vivante mais lettre morte. L’Ecriture transmise par l’Eglise n’est pas un livre tombé du ciel mais inspiré par l’Esprit-Saint, elle a Dieu pour auteur et pour la rédaction des hommes choisis ayant l’usage de toutes leurs facultés et leurs ressources comme nous le dit la constitution dogmatique Dei Verbum au n°11. Ainsi le Christianisme n’est pas une religion du livre mais la religion d’une parole vivante, de la Parole de Dieu dont l’unique dépôt sacré est constitué par la Tradition sacrée et la Sainte Ecriture, interprété par le Magistère vivant de l’Eglise.

Par le Baptême, nous devenons fils de Dieu, St Augustin disait que le Baptisé était autre Christ, c’est donc nous qui devenons en quelle que sorte parole. Ce qui est écrit, n’est plus une loi extérieure, lettre morte qui s’impose à nous, mais une parole intérieure et vivante. C’est ce que St Paul exprime : « Vous êtes manifestement la lettre du Christ, rédigée par nous, et écrite, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant ; non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur vos coeurs. »[3].

[1] Catéchisme de l’Eglise Catholique 1730
[2] Catéchisme de l’Eglise Catholique 1733
[3] II Cor 3,3

Par Eric Audinet

Baptême - Cathopic