Fête du Sacré Cœur : qu’est-ce que c’est ?

Fête du Sacré Cœur : qu’est-ce que c’est ?

Pourquoi fête-t-on le Sacré Cœur ?

Le mois de juin est traditionnellement consacré au Sacré Cœur de Jésus. La fête du Sacré Cœur a notamment lieu dix-neuf jours après la Pentecôte. A cette occasion, redécouvrons la place du Sacré Cœur en France, l’histoire de cette solennité et une prière qui lui est consacré.

QF Parrain Marraine

Pourquoi le mois de juin est-il tout entier consacré à l’adoration du Sacré Cœur du Christ ?

Nous devons cette dévotion à l’audace et la foi d’Angèle de Sainte Croix, une élève de Notre-Dame-des-Oiseaux, vers 1860. Le couvent de la rue de Sèvres à Paris (Chanoinesses de Saint-Augustin) avait une grande dévotion au Sacré-Cœur et Angèle eut l’intuition de demander à l’archevêque de Paris de consacrer le mois de juin au Sacré-Cœur, comme le mois de mai l’était pour Marie depuis longtemps déjà. Cela a été accepté par l’archevêque et institué quelques années plus tard par le pape pour l’Église universelle.

Si le mois de Juin est le mois du Sacré Coeur, la fête au départ était en février ! C’est le pape Clément XIII qui a institué officiellement la fête du Sacré-cœur le 6 février 1765. Finalement le calendrier liturgique issu du concile Vatican II place la célébration du Sacré-Cœur au rang des solennités. Et à ce moment-là la date est déplacée.

Ainsi le Sacré Coeur est fêté dans toute l’Église catholique romaine, dix-neuf jours après la Pentecôte soit un vendredi, au plus tôt le 29 mai, au plus tard le 2 juillet. Comment en France cette date n’est pas férié, on fête traditionnellement le Sacré Coeur le dimanche suivant. Elle marque la fin du temps liturgique de la Pentecôte et le retour au temps ordinaire.

Une grande dévotion

 

St Jean-Paul II, lors de son audience donnée le mercredi 20 juin 1979, a exprimé son amour du Cœur du Christ. « La liturgie de l’Église va célébrer, en esprit d’adoration et avec un amour particulier, le mystère du « Cœur du Christ ». […] On sait que le mois de juin est particulièrement consacré au divin Cœur, au Cœur sacré de Jésus. Nous lui exprimons notre amour et notre adoration par la litanie dont chacune des invocations a une richesse théologique particulièrement profonde.»

Dans l’Évangile, Jésus nous a promis qu’il serait avec nous jusqu’à la fin du monde. Qu’Il enverrait l’Esprit Saint consolateur pour nous soutenir et nous réconforter. Qu’Il nous prendrait avec Lui pour la vie éternelle. Le signe de cette Promesse, c’est le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix.

Sainte Thérèse d’Avila aurait voulu rencontrer le divin cœur de Jésus partout où elle portait son regard et elle disait: « se réjouir de voir son portrait comme, dans le monde, on est heureux de considérer celui des personnes que l’on chérit

Comment vivre cette fête du Sacré Coeur ?

Le premier moyen est de communier au corps de Jésus souvent, au moins chaque dimanche avec foi, dévotion et amour sincère. La plus grande preuve de gratitude et d’amour que nous puissions donner à Celui qui se donne à nous, c’est de le recevoir, car Jésus est un foyer de tendresse.

Le deuxième moyen d’honorer le Cœur de Jésus, ce sont les visites fréquentes au Saint Sacrement. Aller contempler et adorer le corps, le sang, l’âme et la divinité du Dieu Sauveur dans le Sacrement de son amour est la plus belle preuve d’amour qu’on puisse lui témoigner.

Enfin un autre moyen de vivre ce mois du Sacré Coeur est de vénérer ses images. Et l’image de son cœur de chair couronné d’épines et surmonté d’une croix fut pour lui le moyen de montrer aux hommes de tous les temps combien il les a aimés sur terre au point de mourir pour leur salut et combien il continue de les aimer dans l’espérance de leur conversion et de leur reconnaissance de son amour infini pour le genre humain.

Baptême - Cathopic
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La Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement

La Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement

Qu’est-ce que c’est ?

La Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement (2e dimanche après la Pentecôte) a été instituée au Moyen-Age pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. Elle est également appelée fête du Corpus Christi.

QF Parrain Marraine

UN PEU D’HISTOIRE

L’institution de cette fête est établie sous le pape Urbain IV le 8 septembre 1264. A l’origine l’impulsion décisive en vue d’une fête spécialement consacrée au Corps et au Sang du Christ fut donnée par sainte Julienne de Cornillon (qui reçu des visions mystiques invitant à ce qu’une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie puisse être instituée) et la bienheureuse Ève de Liège qui soutint la sainte liégeoise.

Le pape Urbain IV rendit la fête du Saint-Sacrement obligatoire pour l’Église universelle, bien que cette fête eu de la peine à s’imposer chez les évêques et les théologiens. Par la suite elle est devenue une fête populaire, parfois très célèbre comme en France et en Espagne. Dans les pays protestants elle a été amenée à disparaître mais nous la retrouvons tout de même dans l’Église anglicane qui a souhaité la conserver.

LES PARTICULARITÉS FRANÇAISES

Cette fête comporte de particularité lorsqu’elle est célébrée en France. Si elle est appelée fête du Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement ailleurs, le nom de Fête-Dieu n’existe qu’en français. De plus, elle est célébrée normalement le jeudi qui suit la Trinité, c’est-à-dire soixante jours après Pâques, mais dans certains pays comme la France, c’est le dimanche d’après, en vertu d’un indult papal. 

Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces du pain et du vin consacrés au cours du sacrifice eucharistique, c’est à dire la messe. C’est la célébration du Dieu d’amour qui se révèle en donnant son corps et son sang, en se donnant à nous comme nourriture de vie éternelle. 

LA TRADITION DE LA PROCESSION

Traditionnellement lors de la Fête-Dieu, une procession se déroule dans les rues de la ville. Le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places. A l’époque celles-ci étaient richement pavoisées de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais (une sorte de tenture en forme de petit chapiteau) porté par quatre personnes, très souvent des séminaristes ou servants d’autels mais cela peut-être aussi de simples paroissiens. Cette procession était entrecoupée de stations et de prières à des autels provisoires ornés, appelés reposoirs, disposés le long du parcours.

La tradition de la procession a eu tendance à fortement diminuer (si ce n’est disparaître par endroit) ce qui fait que ces dernières années seules quelques grandes villes et villages ruraux conservent ces processions. A noter que certaines régions à fortes identités territoires tel que le Pays Basque, la Vendée, l’Alsace ou encore la Bretagne, font partie des endroits où ces processions ont été maintenues.

D’ailleurs, on y retrouve la tradition des tapis de fleurs sur le parcours de la procession qui s’y perpétue (notamment en Bretagne à Ouessant, en Vendée à La Roche-sur-Yon et en Alsace à Geispolsheim), tandis qu’à Chennevières-sur-Marne la tradition est celle d’un long tapis de sciure vivement colorée devant le reposoir. 

FO’M

Les Sables d'Olonne Reposoir Marine - Source lachouettedevendee
Les Sables d'Olonne Reposoir Marine - Source lachouettedevendee

31 mai, la Visitation

31 mai, la Visitation

La rencontre en Marie et Elisabeth

La Visitation correspond à la visite rendue par la Vierge Marie, enceinte de Jésus, à sa cousine Élisabeth qui concevra Jean-Baptiste.

QF Parrain Marraine

Luc 1, 39-42 : « En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »

Voilà ce que l’Evangile selon St Luc nous relate de la visite de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth, la première enceinte de Jésus-Christ et la seconde de Jean le Baptiste. 

Nous fêtons cette rencontre le 31 mai de chaque année et qui vient conclure le mois de Marie.

QUEL EST LE SENS DE LA FÊTE DE LA VISITATION ?

 

La Visitation est une belle illustration de la « dévotion mariale doit nous renvoyer à notre appartenance à l’Église et à notre vie chrétienne au quotidien » explique Mgr Jacques Habert. « En effet, une façon traditionnelle de présenter la mission de l’Église est de dire précisément qu’elle accomplit une triple mission : annoncer l’évangile, célébrer Dieu et servir les pauvres ». 

Nous retrouvons Marie qui annonce la Bonne Nouvelle en se rendant chez sa cousine. Elle célèbre Dieu dans la proclamation du Magnificat. Et « Marie se met aussi au service. Discrètement l’évangile nous l’indique : « Marie resta avec Élisabeth environ trois mois. » » confirme Mgr Habert qui nous invite à nous poser plusieurs questions : « Comment, à l’image de Marie, j’annonce le Seigneur à mes frères ? Comment, à l’image de Marie, je loue le Seigneur ? Comment, à l’image de Marie, je me mets au service des autres ?« 

De son côté, La Croix invite à contempler la scène de la Visitation. « N’est-elle pas le prototype de toute rencontre authentique ? Car notre vocation est bien de nous porter mutuellement cette Bonne Nouvelle : oui, en Jésus, Dieu a établi sa demeure parmi nous. Mais comment le pourrons-nous, si nous nous fermons à l’Esprit et à sa mystérieuse fécondité ? Alors, à la suite de Marie et d’Élisabeth, osons croire que Dieu peut faire merveille dans nos vies. Ouvrons-nous à sa présence agissante, pour connaître ce tressaillement d’allégresse qui fut celui de Jean Baptiste ».

QF Parrain Marraine
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LE MAGNIFICAT ET L’ORIGINE DU « JE VOUS SALUE MARIE »

Les premières paroles prononcées par Elisabeth : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. » ont donné la première partie du Je vous salue Marie. Cette phrase est précédée par une autre parole, celle que l’Ange Gabriel adresse à Marie quelques versets bibliques plus haut (toujours chez St Luc au chapitre 1 au verset 28) lors de l’Annonciation : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » Prière populaire adressée à la Vierge Marie, elle est récitée tout particulièrement dans le chapelet.

Le Magnificat quant à lui, apparait du verset 46 au verset 55 lorsque Marie répond à sa cousine Elisabeth : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! ». Le Magnificat contient de nombreuses références à l’Ancien Testament, notamment au Premier Livre de Samuel et aux Psaumes.

C’est une louange adressé à Dieu où Marie exprime la grandeur de Dieu. Le pasteur Dietrich Bonhoeffer dira « Ce cantique de Marie est le plus passionné, le plus sauvage, on pourrait presque dire le cantique de l’Avent le plus révolutionnaire qui ait jamais été chanté. Ce n’est pas la douce, tendre, rêveuse Marie comme on la voit sur les images, c’est la femme passionnée, emportée, fière, enthousiaste qui parle ici ».

L’Ascension : qu’est-ce que c’est ?

L’Ascension : qu’est-ce que c’est ?

Pourquoi Jésus monte au Ciel ?

Lors de la fête de l’Ascension nous célébrons la montée de Jésus vers Dieu le Père. Mais qu’est-ce que c’est concrètement ? Et pourquoi Jésus est monté vers son Père ?

QF Parrain Marraine

Fêtée chaque année un jeudi (dit « jeudi de l’Ascension ») la date change car elle se place précisément quarante jours après Pâques. Or la date de Pâques évolue chaque année entre fin mars et début avril. L’Ascension ne peut être comprise qu’en lien avec ces deux évènements. C’est un triptyque : Pâques (mort et résurrection du Christ pour sauver les hommes), Ascension (Jésus quitte la terre et les disciples sont invités à s’engager à porter la Bonne Nouvelle au monde, c’est un appel à la responsabilité) et Pentecôte (l’Esprit Saint vient remplir les apôtres de son souffle et les envoie en mission). 

LE RÉCIT DANS LA BIBLE

 

Dans l’Evangile, la montée de Jésus au Ciel est racontée par St Marc (16, 19), St Luc (24, 15) et également dans le livre des Actes des Apôtres (1, 6-11). Ainsi on découvre que quarante jours après Pâques, Jésus apparait aux apôtres pour leur annoncer la venue de l’Esprit Saint (lors de la Pentecôte 10 jours plus tard). « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac 1, 8). 

A l’issue de ces paroles Jésus s’élève au Ciel : « tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. » (Ac 1, 9). Ainsi s’achève le temps de Jésus sur la terre ainsi que les rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Pour autant le Christ, s’il n’est plus visible, n’abandonne pas les disciples, et par la même l’ensemble des chrétiens, avec la venue de l’Esprit Saint qu’il vient d’annoncer.

S’ENVOLER VERS LES ÉTOILES ?

Il faut bien comprendre que l’Ascension de Jésus n’est pas un voyage dans l’espace. Il ne s’envole pas vers les étoiles, car les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. Lorsque l’on parle du Ciel (avec C majuscule) il s’agit de la vie auprès de Dieu, le paradis. Le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et définitif »

« Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour » nous rappelle l’Eglise Catholique. Ainsi Jésus ne s’est pas éloigné des hommes mais maintenant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.

DEVENIR MISSIONNAIRE DANS LA JOIE

Etonnant de vivre l’Ascension dans la joie alors que Jésus nous quitte ? Pas vraiment ! Jésus reste proche de chacun de nous, pour toujours. Il a annoncé la venue de l’Esprit Saint pour nous accompagner chaque jour. L’Ascension est moment vécu dans la joie car nous avons cette promesse qu’il ne nous quittera jamais. 

Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L’avez vu s’en aller vers le ciel.
Ac 1, 9-11

Et c’est également un appel à la mission. Les anges qui apparaissent aux disciples après l’Ascension du Christ nous invite à être des témoins par toute la terre en annonçant sa mort et sa Résurrection, en faisant connaître son enseignement, en baptisant. « Il est l’articulation entre le désir du ciel et le service des hommes. » nous dit l’Eglise Catholique.

Baptême - Cathopic
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