Ils témoignent de leur foi

Témoignage de l’Abbé Robert Daviaud,

prêtre du diocèse de Luçon.

Abbé Robert Daviaud

Abbé Robert Daviaud, doyen de Montaigu, délégué épiscopal à la mission ouvrière et aux milieux populaires, aumônier diocésain de l’Action Catholique Ouvrière au moment de l’interview.

Comment est née votre vocation de prêtre ?

Du terreau chrétien de la Vendée des années 60. Mon milieu familial était porteur d’une foi vive et la possibilité qu’un enfant prenne le chemin du sacerdoce était vue comme un don de Dieu.

Un vicaire de la paroisse m’a posé la question de devenir prêtre. J’avais de l’attrait pour la personne de Jésus, je ressentais l’importance des célébrations liturgiques même si, enfant, un essai pour être servant d’autel s’était révélé peu concluant du fait de ma gaucherie !

Le souci missionnaire de faire connaître Dieu, surtout aux plus pauvres, fut déterminant. Des personnes m’ont permis d’avancer, des expériences aussi, comme celle d’un temps salarié en usine. Je dois beaucoup aux mouvements, notamment à une équipe de l’action catholique ouvrière de Fontenay le Comte.

Comment rester vibrant pour un engagement pris il y a 40 ans ?

Il est bien osé de répondre à cette question, tant il y a d’écart entre la grandeur de l’appel et les fragilités de celui qui essaie de se laisser guider par l’Esprit !

Ce qui est sûr c’est que des données  furent toujours présentes : la fidélité de Dieu dans son appel ; la grâce qu’il donne dans les traversées plus difficiles ; le sens des besoins de salut de la population ; la nécessité de contribuer en Eglise à la réussite de la Création. Dans un contexte d’abandon de la foi chrétienne, ma propre foi fut souvent interpellée.

Heureusement, le Seigneur a mis sur ma route l’expérience du Bienheureux Antoine Chevrier, qui est venu affermir mon attachement au Christ et aux personnes qu’il aime.

Comment décririez-vous le cœur de votre vocation sacerdotale ?

Pendant 22 ans m’a été confié un ministère de formation, de discernement et d’accompagnement auprès de séminaristes et de frères prêtres. Un verset de l’Evangile s’est imposé à moi« Moi je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent.

Et je donne ma vie pour mes brebis » (Jn 10, 14-15). Là se trouve le cœur de la vocation sacerdotale, dans l’imitation du bon pasteur. Avec mes capacités et mes limites, que l’Esprit Saint me donne le courage de la conversion et la joie de travailler à l’œuvre de Dieu !

Catholiques en Vendée n°147 – Octobre 2016

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