Mgr Jacolin auprès des éleveurs avicoles

Mgr Jacolin auprès des éleveurs avicoles

Le mardi 22 juin, Mgr Jacolin a rencontré des éleveurs avicoles touchés par la grippe aviaire. Une rencontre organisée par le CMR et l’ACO.

Mgr Jacolin auprès des exploitants avicoles (©Diocèse de Luçon)

Depuis fin février 2022, la Vendée a été durement frappée par la crise de la grippe aviaire. Plus de 4000 salariés sont en arrêt depuis plusieurs mois (et encore pour de nombreux mois). La perte globale est estimée à 1 milliard d’euros. Il faut bien comprendre que l’ensemble du secteur de production et élevage, mais aussi les transporteurs, les abattoirs, les services de nettoyage, ramassage, etc. sont concernés. Une reprise à l’identique est envisagée pour fin 2023, début 2024 au plus tôt.

Le secteur avicole Vendéen exprime beaucoup de crainte pour l’avenir de la profession. L’aspect psychologique avec la perte des animaux et la gestion de l’évacuation des cadavres, joue également sur le moral et les inquiétudes de éleveurs. Face à cette situation, comment l’Eglise peut apporter des réponses et son soutien ?

ECOUTE ET BIENVEILLANCE

A l’invitation du CMR (Chrétiens en Monde Rural) et de l’ACO (Action Catholique Ouvrière) de Vendée, Mgr François Jacolin a rencontré plusieurs éleveurs avicoles du Boupère, ainsi qu’une salariée du secteur industriel, et plusieurs membres du CMR et ACO. Egalement présent, les pères Laurent Sachot, résident au Boupère, et Michel Grolleau, curé de la paroisse. Avec bienveillance et intérêt, l’évêque de Luçon a prit le temps d’écouter pendant près de 2 heures les personnes présentes, pour comprendre la crise de la grippe aviaire et les enjeux de la situation. Il a souligné « un vrai sentiment de solidarité, d’esprit d’équipe« , tant du côté des éleveurs que des industriels concernées. Une solidarité autour du métier d’éleveur de volailles et canards qui caractérise ce secteur et que les exploitants ont aussi relevé.

Mgr Jacolin auprès des exploitants avicoles (©Diocèse de Luçon)
Mgr Jacolin auprès des exploitants avicoles (©Diocèse de Luçon)
Mgr Jacolin auprès des exploitants avicoles (©Diocèse de Luçon)

LA PLACE DE L’HOMME DANS LA NATURE

Pour les éleveurs, le métier de paysan est au coeur de la vie de la société. Production alimentaire, énergétique (photovoltaïque, ENR), entretien du territoire et paysage (haies, etc.) : les agriculteurs sont les acteurs du dynamisme du territoire. Pourtant, dans la situation actuelle, beaucoup ont l’impression que le bien-être animal est prioritaire sur la question du bien-être de l’Homme.

Et ils soulignent que, paradoxalement, « les freins au bien-être animal (plein air, bio, etc.) sont les demandes sanitaires où il faut réenfermer les volailles par exemple« . Une « déconnexion entre le terrain et l’administration qui révèle un manque d’écoute du monde agricole qui [nous] nourri. » et qui accentue le mal-être et les inquiétudes des exploitants qui se retrouvent coincés entre deux feux tout en ayant une crise sanitaire et économique dans leur secteur. 

Mgr Jacolin auprès des exploitants avicoles (©Diocèse de Luçon)

L’ENTRAIDE COMME FORCE

En conclusion, Mgr Jacolin s’exprimé sur son ressenti : « on se sent très petit devant une crise comme celle-là et ses répercussions multiples« . Face à la brutalité de la crise aviaire et le contexte de remise en cause général du fonctionnement de l’agroalimentaire, l’évêque de Luçon a de nouveau fait ressortir « l’entraide, le soutien, la recherche commune de solution » des éleveurs.

Il a également insisté sur la « richesse des vendéens : la solidarité de proximité, élément encourageant où personne ne peut s’en tirer seul dans son coin » et qui fait une des « grandes forces de la Vendée« . Après ce temps d’échange, un moment de partage convivial a eu lieu avec les différents acteurs présents, durant lequel la radio RCF Vendée a pu réaliser un reportage que vous retrouverez ci-dessous. 

Mgr Jacolin auprès des exploitants avicoles (©Diocèse de Luçon)

REPORTAGE RCF VENDÉE

(à partir de 15’30)

Rencontres de Noël en Vendée les 19 et 20 décembre

 

Des temps de partage et de célébration proposés par les Missions Ouvrières locales du Pays Yonnais  et du Haut Bocage avec Pouzauges auront lieu :

Le samedi 19 décembre de 16 h à 17 h 30 à l’église du Sacré-Cœur à La Roche sur Yon  

Invitation La Roche sur Yon ICI

Le dimanche 20 décembre de 10 h à 12 h 30 à l’église Notre Dame (Petit bourg) aux Herbiers

Invitation Les Herbiers ICI

Vous êtes tous invités !

Vidéo : « A Noël tu fais quoi ? » Proposition de Révision de vie

Hélène de La Mission Ouvrière de Pouzauges et Chantonnay nous propose de faire Révision de vie  
« A Noël tu fais quoi ? »

Les questions en format PDF

A Noël, tu fais quoi ? 

 

 

Voir 

Noël 2020 ne sera pas comme les autres, on ne pourra sans doute pas se rassembler.

Qu’est ça bouleverse ? Qu’est-ce qui est le plus difficile ? Pour nous ou pour les autres ?

Mais c’est aussi une chance, le moment d’inventer une nouvelle façon de fêter Noël, comment ?


Juger 

Dans la nuit et le brouillard, l’enfant qui naît dans la crèche nous éclaire.

Est-ce que l’on peut se dire, ce à quoi on tient vraiment, finalement pour Noël ?

Quel message un bébé né il y a 2020 ans a bien voulu nous transmettre aujourd’hui ?

Qu’est-ce qui reste essentiel ?

Comment reconnaissons-nous dans cette crise des signes de la présence de Jésus ?

En Lui, n’est-ce pas la fragilité qui a sauvé le monde : celle de l’Amour ?

 

Agir

Comment je décide de vivre cette crise ? Comme quelque chose que je subis et pour laquelle je cherche un coupable ou comme une façon de réinventer nos relations ?

Qu’est-ce que j’ai comme idée pour rester rassemblés malgré tout ? Et pour être attentif à ceux qui seront seuls ?



Que l’invisible se rende visible parmi nous ! Edito journal de la Mission ouvrière Vendée

Que l’invisible se rende visible parmi nous ! 

« Dieu, personne ne l’a jamais vu. Le Fils unique, lui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître » Jésus est Dieu. Il nous montre qui est Dieu dans son souci de l’humanité. Elle est très étrange la manière dont cela s’est réalisée à Bethléem. Une famille sur la route. Auprès de Joseph, Marie qui donne naissance à l’enfant Jésus, dans l’endroit inconfortable d’une crèche. C’est un peu de ces invisibles dont parle le Message de la Mission Ouvrière cette année. Les premiers visiteurs, les bergers, des gens ordinaires, gardiens d’animaux.


Ténèbres et lumière

Dans cet évènement guère visible à son époque se joue l’avenir du monde, le relèvement de beaucoup de gens, le renouvellement de la création si souvent malmenée. « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » L’année 2020 restera dans l’histoire comme un temps assez terrible de ténèbres, avec le surgissement d’événements imprévus, qui nous mettent à nouveau devant la précarité de nos vies, de nos sociétés.

Des inégalités économiques insupportables avec les dividendes démesurés pour certains actionnaires au prix de suppression d’emplois,   une violence  multiforme dont les actes de l’Islamisme, avec plusieurs assassinats celui d’un professeur, Samuel Paty, et trois personnes dans une église, Simone Barreto, Nadine Devillers, Vincent Coquès tuées pour leur foi en Jésus Christ, des gens tout ordinaires, à la vie parfois un peu cabossée mais qui entretenaient un lien fort avec Dieu et témoignaient à leur manière de leur attention aux autres.

Bien sûr, la pandémie du Covid a enténébré la vie de beaucoup de nos existences, de nos familles. Le monde du travail lui-même en est transformé, avec de nouveaux fonctionnements, de nombreuses incertitudes. Je pense tout spécialement aux jeunes arrivant sur le marché de l’emploi dans une telle situation. Cependant notre époque sert de révélateur, pas seulement des ténèbres mais aussi de la lumière qui ne s’éteint pas. Combien d’invisibles sont devenus au grand jour indispensables et espérons-le mieux reconnus par la société. Combien de personnes agissent de bien des façons, même si la vie associative et les lieux habituels d’engagement se trouvent fragilisés. Combien d’enfants, de jeunes gardent pleine confiance en l’avenir !


Les trois soins

Pour terminer ce mot, je me permets de développer une expression que l’on entend souvent : « Prenez soin de vous !», « Prends soin de toi ! » Pour les chrétiens, la fête de Noël nous rappelle comment Dieu, le premier prend soin de nous, pour que nous-mêmes, nous prenions soin d’autrui. Trois soins me semblent indispensables à toute personne humaine, à toute société :

Le soin du corps, ô combien nécessaire en cette période de maladie. Nous pensons aux souffrants et à tous les soignants, les aidants. C’est en même temps le respect et la protection de notre environnement naturel.

Le soin du cœur,des relations, si précieux en ces temps de confinement, pour les personnes isolées et pour les gens dont l’existence est fragilisée en ce moment. C’est aussi la construction du vivre ensemble dans la conscience du bien commun.

Le soin de l’âme, du sens de la vie sur terre et après la mort, des valeurs à promouvoir et à transmettre entre les générations, de la beauté, de la spiritualité, du lien avec Dieu pour les croyants. 


Que la lumière de la Nativité l’emporte sur les ténèbres ! 

Que l’année 2021 soit celle de la confiance retrouvée et de l’espérance !

 

                                                                                                   Robert Daviaud

Edito du journal de la Mission Ouvrière de Vendée (décembre 2020)

                                                                                                        

Prière : « Comme les bergers »

 

Comme les bergers

Jésus, nous sommes comme les bergers venus te visiter alors que tu étais un nouveau-né couché dans une mangeoire. 

Aujourd’hui tu as devant toi des bergers de tous les âges, des petits et des grands mais tous sont appelés à t’accueillir dans un cœur d’enfant.

Tu es présent dans notre maison. Nous aussi nous avons entendu la Bonne Nouvelle de ta venue : tu es présent en chacun de nous, alors en ce Noël rends nous un cœur tout brûlant.

Jésus, puisque tu es né dans une mangeoire d’animaux, tu peux donc naître dans nos cœurs, même s’ils ne sont pas encore parfaitement en ordre, même si tous les préparatifs ne sont pas terminés. Rien ne peut nous séparer de ton amour.

Seigneur, dans ta naissance comme dans ta Passion tu te présentes à nous fragile et dépouillé. Tu te mets vraiment à notre portée pour nous entrainer vers l’amour infini de notre Père.

Les bergers ont entendu le chant des anges : « Gloire à Dieu et paix sur terre aux hommes qu’il aime ». C’est à nous maintenant que tu confies le soin de faire entendre le chant de ta paix pour tous les hommes que tu aimes.


Prière en PDF ICI

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